Monaco se dote d'un équipement de dépistage ultra performant : 800 tests PCR analysés en une journée

Alors que la Principauté de Monaco fait face à une deuxième vague d'épidémie de Covid-19, elle annonce l'arrivée d'une machine capable d'analyser près de 800 prélèvements par jour, avec un résultats en quelques heures. 

Le nouveau laboratoire P3 du Centre Scientifique de Monaco dispose d'un équipement dernière génération qui permet d'analyser de nombreux test PCR en un minimum de temps.
Le nouveau laboratoire P3 du Centre Scientifique de Monaco dispose d'un équipement dernière génération qui permet d'analyser de nombreux test PCR en un minimum de temps. © Jean François Ottonello / MAX PPP
Cobas 6800, c'est son nom. 
Cette machine d'une tonne 5 est imposante, elle mesure plus de 2 mètres de hauteur pour une longueur de près de 3 mètres.
Elle est à elle seule, un concentré de technologie, c'est d'ailleurs pour cela qu'elle coûte cher, 3 millions d'euros (elle a été financée à Monaco par de généreux donateurs).
 
Situé da,s les locaux du Centre Scientifique de Monaco, Cobas 6800 entrera en action dès la semaine prochaine pour déterminer les cas de Covid après analyse des tests PCR.
Situé da,s les locaux du Centre Scientifique de Monaco, Cobas 6800 entrera en action dès la semaine prochaine pour déterminer les cas de Covid après analyse des tests PCR. © Laurent Meney / FTV

Dès lundi prochain,  au Centre Scientique de Monaco, Cobas 6800,  plateforme analytique de biologie moléculaire à haut débit,  analysera les tests PCR des habitants de la Principauté et déterminera en quelques heures s'ils sont ou non porteurs du virus du Covid, ce qui abaisse la pression des laboratoires privés et publics de la Principauté, mobilisés depuis le début de la crise sanitaire. 
Commandé par le Gouvernement Princier en mai dernier à la demande du Prince Albert II, cet appareil permet d’intensifier considérablement la cadence des réalisations des analyses PCR au sein d'un laboratoire dédié, le laboratoire P3 dans le Centre Scientifique de Monaco.

Pas de risque de diffusion du coronavirus : P3 est confiné, sécurisé et en pression négative !
 
"Les échantillons passent dans un premier module, puis dans un deuxième module de transfert et de traitement. Il va y avoir extraction du matériel génétique puis tout cela passe dans un dernier module où il y aura une réaction de PCR pour amplifier l'ADN  et le doser" explique Eva Jacquesson, technicienne de laboratoire médical.
Le COBAS 6800 en action pour des résultats rapides.
Le COBAS 6800 en action pour des résultats rapides. © LAURENT MENEY / FTV

Nombre de tests PCR analysés en une journée ? Autour de 800 par tranche de huit heures, avec des résultats en moins de 4 heures seulement. Voilà qui garantit l’autonomie de la Principauté en matière de dépistage de virus. 
D'ailleurs, toutes les personnes qui séjourneront à l'hôpital Princesse Grâce seront systématiqment testées.
 

Le dépistage de l'hospitalisation programmée sera systématique grâce aux nouvelles capacités du Centre scientifique. C'est quasiment le cas aujourd'hui, mais il y a une capacité de tests des Alpes-Maritimes et Monaco qui n'est pas illimitée. Demain, on ne se posera plus la question car on aura cette capacité du Centre scientifique en plus

Benoîte de Sevelinges, directrice du CHPG

Une deuxième vague à Monaco aussi

Comme en France, la Principauté de Monaco doit faire face à une deuxième vague d'épidémie de Covid-19. Sur le Rocher, pas de confinement, pas de restaurants ou de commerces fermés, ce n'est pas l'option retenue par le gouvernement
Mais le dépistage est plus que jamais nécessaire.
L'unité Covid de centre hospitalier Princesse Grace  compte 30 lits, sans oublier 7 lits de soins intensifs, 8 de réanimation, soit 45 mobilisables au total. Pour l'heure, l'établissement est loin d'être saturé. 11 patients positifs au COVID-19 sont hospitalisés.

Quant au personnel hospitalier, il y a eu 60 cas positifs depuis le début de l'année sur 2 700 agents.

A la différence de la première vague, les patients restent plus longtemps hospitalisés aujourd'hui. Notre inquiétude est d'avoir une réanimation saturée pas à cause d'un afflux massif de patients, mais un afflux continu avec des places qui ne se libèrent pas.

Benoîte de Sevelinges, directrice du Centre Hospitalier Princesse Grace.

Le Cobas 6800 après la pandémie

Quand l'épidémie sera derrière nous, le Cobas 6800 ne sera pas relégué aux oubliettes pour autant.
Il s'agit d'une plateforme d'analyses à multiples compétences qui pourrait être utilisée dans bien d'autre domaines que le coronavirus.

Le papillomavirus par exemple, à l'origine du cancer du col de l'utérus ou encore la grippe ou les hépatites A et B.
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