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Un tremblement de terre à l'est de Sestrières en Italie ressenti par les habitants de Briançon

L'epicentre du tremblement de terre se situe dans les Alpes italienne, à l'Est de Sestrières / © BCSF
L'epicentre du tremblement de terre se situe dans les Alpes italienne, à l'Est de Sestrières / © BCSF

Mercredi 5 juin, les habitants de Briançon et de Montgenèvre ont ressenti les secousses d'un séisme. Le tremblement de terre de magnitude 3,6 a eu lieu dans les Alpes italiennes, entre Sestrières et Turin.

Par Ludovic Moreau

Mercredi 5 juin, à 19h35, les appareils du Réseau national de surveillance sismique (Rénass) ont enregistré un séisme de magnitude entre 3,4 et 3,7 dont l'épicentre se situe dans les Alpes italiennes, dans le secteur de la vallée de Chisone, à l'est de Sestrières. Bien que de faible amplitude, les secousses ont été ressenties à Montgenèvre et à Briançon.

Il n'y a eu aucun dégât, mais c'est une façon de rappeler aux habitants qu'ils se situent sur l'arc alpin,

indique Philippe Guéguen, directeur de recherche à l'Institut des Sciences de la Terre à Strasbourg.

Qu'est-ce qui a provoqué ce séisme ?

Le tremblement de terre survenu hier en Italie est un phénomène naturel. Il s'agit du principe de la tectonique des plaques, à l'origine de la création de la chaîne des Alpes. Ici, la plaque adriatique remonte en direction de la plaque européenne et provoque la déformation des Alpes. Ce mouvement entraîne des secousses sismiques plus ou moins fortes.

L'arc alpin ou l'arc briançonnais est une zone qui débute à Nice, passe par Briançon et se termine en Suisse. C'est la zone de confrontation des deux plaques, à l'origine de ces séismes, 

explique Philippe Guéguen. Il précise que les appareils de sismologie détectent très régulièrement des mouvements terrestres dans ce secteur.

Séisme de magnitude 3,6 et d'intensité entre 2 et 4

Il ne faut pas confondre "magnitude" et "intensité". La magnitude correspond à une mesure de l'énergie libérée par un séisme, c'est une mesure scientifique précise. On parle souvent d'"Echelle de Richter", un terme impropre qui correspond à une échelle locale adaptée aux tremblements de terre californiens. Les scientifiques préfèrent le terme de "magnitude de moment".

L'intensité est une mesure plus subjective et détermine les dommages causés par le tremblement de terre. Elle dépend du lieu où se situe l'observateur, par rapport à l'épicentre.

Mercredi soir, à la suite du tremblement de terre, un observateur de Montgenèvre a indiqué au Bureau Central Sismologique Français (BCSF) une intensité de 4, tandis qu'un autre observateur situé à Briançon a indiqué une intensité de 2.

Il faut une intensité supérieure à 6 pour commencer à voir de légères fissures sur les bâtiments,

explique le directeur de recherche. Il ajoute que sur l'arc briançonnais, il est courant d'avoir des séismes d'intensité supérieur à 3.

Devenir observateur des séismes de la région

Les scientifiques du Rénass ou du BCSF souhaitent la participation de la population. Sur leur site internet, ils invitent le public à indiquer les secousses ressenties.

"La participation des observateurs est très importante, elle nous permet de définir les zones de mouvement de la terre, même si cette mesure n'est pas très précise", confie le chercheur.

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