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Un habitant d'Embrun lance une pétition pour sauver des vestiges romains de l'îlot Théâtre

Antoine Arnoux tente de mobiliser les internautes pour sauver des vestiges romains mis au jour à Embrun sur le chantier de construction de nouveaux logements. Il n'y aura pas de fouilles préventives. La mairie demande à la DRAC de confirmer sa position sur ce site antique.
Vue générale de la fouille de l'Inrap sur l'ïlot Théâtre à Embrun.
Vue générale de la fouille de l'Inrap sur l'ïlot Théâtre à Embrun. © © C. Dureuil, Inrap
L’affaire n'est pas sans rappeler celle des vestiges grecs de la Corderie très médiatisée à Marseille, mais ici les vestiges sont romains et Antoine Arnoux est encore bien seul dans son combat pour sauver ce site découvert lors de la construction d’un immeuble d'habitation dans le centre d'Embrun.

1743 signatures​


Antoine Arnoux est un passionné de l’histoire de l’Embrunais. Il y a même consacré un site. C’est pour lui impensable que ces vestiges découverts sur l’ilôt Théâtre soient à tout jamais perdus. Il voudrait que des fouilles préventives archéologiques soient réalisées avant que les pelleteuses entrent en action. Sa pétition lancée sur iternet il y a deux semaines a recueilli 1743 signatures.

Le site antique se situe en plein centre-ville. Les archéologues de l'Inrap y ont fait des fouilles en 2008 et 2016. Dans son dépliant, l’institut écrit :

Cette campagne de fouille a ainsi permis d'aborder l'histoire de cette ville documentée jusqu'à présent par de rares découvertes fortuites. À la période romaine, le site est localisé à proximité du tracé de l'enceinte antique d'Eburodunum, à l'origine relais routier sur la voie des Alpes. 

Voir le dépliant de l'Inrap sur le site de l'ilôt Théatre à Embrun


Pas de fouilles préventives


Pour autant, « les Services Régionaux de l'Archéologie ont décidé qu'il n'y aurait aucune fouilles préventives. Ils vont autoriser leurs destructions sous des tonnes de bétons ! » s’indigne Antoine Arnoux dans sa pétition.

La mairie d’Embrun entend les inquiétudes soulevées mais en « elle agit dans le cadre de ses compétences », souligne Serge Moro responsable de la communication. « Nous avons reçu un courrier du préfet nous disant qu’il n’y avait pas lieu de mener des fouilles préventives. Seule la DRAC est compétente en ce domaine et nous allons lui demander en urgence qu’elle confirme sa position sur ces vestiges ». Si le calendrier est respecté, les travaux devraient commencer la semaine prochaine.
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