Pneus et bouteilles de gaz, recrudescence des dépôts sauvages au cœur des Alpes du sud

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Les dépôts sauvages se multiplient ces derniers jours au pied des colonnes de tri dans les Alpes du Sud. Des incivilités qui ont de lourdes conséquences tant au niveau financier qu'environnemental. La communauté des communes Serre-Ponçon Val d'Avance veut traquer les coupables.

Des pneus en vrac, des bouteilles de gaz, des montants de fenêtres... En quelques jours, trois dépôts sauvages ont été découverts dans les Alpes du Sud, sur le territoire de l'intercommunalité Serre-Ponçon Val d'Avance. À la Bâtie-Neuve, à Rochebrune et à Venterol.

Ces encombrants se retrouvent au pied des colonnes de tri, voire même dans les colonnes. Pour Francis Cester, vice-président en charge des déchets et maire de La Bâtie-Vieille, c'est l'incompréhension. 

"C'est cyclique, c'est loin d'être la première fois, mais trois dépôts la même semaine... C'est inexplicable ! La déchetterie se trouve à quelques centaines de mètres ou au maximum à deux kilomètres... Ça ressemble à de la provocation et c’est inadmissible".

Des déchets qui coûtent cher

Francis Cester déplore ces actes isolés face à "tous les efforts" effectués par la population pour trier les déchets. "Quelques personnes ruinent le travail de tout le monde".

"Quand une benne est polluée, tout part à l'enfouissement.", explique-t-il. Un enfouissement qui a un coût : 170 euros la tonne. "On regarde au kilo près", insiste le maire. Le prix à payer pour le contribuable, mais également pour l'environnement. 

Enfin, la sécurité des agents est mise en cause. "Ils n'ont pas le matériel adapté", explique l'élu en charge des déchets. 

Les points de tri sous surveillance

Si jusqu'à présent la communauté des communes n'a pas donné d'amende et a préféré faire de la prévention, elle se dit désormais prête à sévir. 

"On va surveiller, vérifier, traquer les coupables de ces incivilités", déclare Francis Cester.

"Les maires des communes disposent du pouvoir de police, et peuvent porter plainte afin qu’une enquête de gendarmerie soit conduite pour trouver les responsables. La collectivité est très attentive : les différents points de tri repérés seront dorénavant étroitement surveillés et les déchets scrupuleusement étudiés afin que les contrevenants soient identifiés"

Pour rappel, la loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie prévoit des amendes administratives de 3.000 euros pour les particuliers et jusqu’à 15.000 euros pour une société.