Suicide d'une policière ; plainte de son chef

Le commissaire a déposé une plainte pour diffamation, dénonciation calomnieuse et harcèlement moral

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Le commissaire Gilles Goudard, chef de poste de la policière Nelly Bardaine qui s'était suicidée avec son arme de service début juillet à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes),
a déposé une plainte pour diffamation, dénonciation calomnieuse et harcèlement
moral, a annoncé son avocat.

"M. Goudard a déposé une plainte contre X pour diffamation, dénonciation calomnieuse et harcèlement moral", a précisé à l'AFP le cabinet de l'avocat Pascal Alexis Luciani. La plainte a été déposée auprès du parquet de Grasse.

Maître Luciani, avocat de M.Goudard

M. Goudard, qui estime ne pouvoir être tenu comme responsable du suicide de la policière, réagit ainsi à la présentation des faits dans la presse, a indiqué le cabinet.
Une enquête préliminaire, confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), a été ouverte fin septembre à Grasse dans l'affaire Nelly Bardaine.
Les parents et le compagnon de Nelly avaient porté plainte contre X à la mi-septembre auprès du parquet de Grasse pour "harcèlement moral, homicide involontaire et soumission d'une personne à des conditions de travail incompatibles avec la dignité humaine".
Ils incriminent notamment Gilles Goudard, son chef de poste, l'estimant "entièrement responsable du suicide" de la policière, selon leur avocat, Me Adrien Verrier.

Une précédente enquête de l'IGPN, administrative celle-là, avait conclu à l'absence de responsabilité du chef de poste, écarté depuis du commissariat de Cagnes.
Nelly Bardaine, qui travaillait à Cagnes depuis septembre 2001, avait appris, en rentrant de congés, qu'elle était mutée dans un autre service sans l'avoir demandé.
Elle s'est suicidée à bord d'un véhicule de police en laissant une lettre dans laquelle elle évoquait, selon le parquet de Grasse, "les réformes en cours qui compliquent la tâche au quotidien des fonctionnaires de police".

La dernière phrase de cette lettre disait : "Merci à M. G.... Merci pour ma mutation-punition, je le ressens comme ça".