A Monaco, des robots pour aider les facteurs

ALF mesure 1,75 m mais n'est pas plus large qu'un fauteuil roulant. Le robot peut aller jusqu'à 7 km/h. / © FTV
ALF mesure 1,75 m mais n'est pas plus large qu'un fauteuil roulant. Le robot peut aller jusqu'à 7 km/h. / © FTV

Bientôt fini les colis trop lourds pour les facteurs monégasques ? La Poste du Rocher expérimente l'utilisation d'un robot suiveur automatisé pour améliorer les conditions de travail de son personnel. 

Par Marie Bail

La pénibilité des facteurs au travail pourrait-elle être en partie résolue ? C'est ce qu'imagine la Poste de Monaco avec son nouveau robot baptisé "ALF" (Aide logistique à facteur). Electrique, mesurant 1,75 m et capable de souleveger des charges de plus de 400 kg, "ALF" pourrait devenir le binôme idéal des facteurs. 
 

Une solution pratique et écologique


Doté d'un système de détection, le robot suit le facteur partout en centre-ville car ses mesures ont été calculées sur le modèle d'un fauteuil-roulant. Il permet de soulager le salarié du port de colis trop lourds. Autre objectif : libérer de l'espace en centre-ville afin d'éviter le stationnement des voitures d de la Poste. Le robot se veut une solution écologique et silencieuse qui possède une autonomie estimée jusqu'à 72 heures. 

Avec le développement de l'achat en ligne, 4 000 colis sont distribués chaque jour en principauté ! Une charge de travail importante pour les facteurs - livreurs.
 

 

Et l'humain ? 


"ALF" est actuellement en période de test et ce, jusqu'au printemps prochain. À terme, la poste de Monaco souhaite acquérir des robots totalement autonomes.

Plus de robots pour soulager la pénibilité du travail semble être la solution régulièrement avancée dans nombres de secteurs. Les robots facteurs se trouvent déjà dans plusieurs villes en France comme à Montpellier, Nantes ou encore en Île-de-France et en Corse.

Mais peut-on craindre le remplacement des hommes par les machines ? Dans les pages de nos confrères de Monaco-Matin, le directeur de la Poste, Jean-Luc Delcroix s'en défend ainsi "Il n'est pas question de remplacer les facteurs par  des robots". Il souligne également la difficulté pour la poste monégasque de trouver des livreurs. 





 

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