Monaco veut y croire en Ligue des champions, même au bord du gouffre...

Léonardo Jardim se définit comme un coach "bricoleur" avant le match contre Leipzig. / © VALERY HACHE / AFP
Léonardo Jardim se définit comme un coach "bricoleur" avant le match contre Leipzig. / © VALERY HACHE / AFP

Au bord du gouffre! Avec deux points au compteur, Monaco est très mal engagé en Ligue des champions et, pour voir le printemps dans cette compétition, il lui faut impérativement gagner mardi contre Leipzig (20h45) et prier...

Par AFP

"On joue notre survie contre Leipzig et on croise les doigts", a résumé le coach Leonardo Jardim dans le JDD ce week-end. "Comme (Claudio) Ranieri (coach passé par Monaco, champion d'Angleterre avec Leicester, aujourd'hui à Nantes), je suis un peu bricoleur, mais surtout un formateur. On essaie de reconstruire et de progresser. Gagner le championnat a été magnifique, mais il faut vite oublier le passé pour rester performant".

Les Monégasques, qui n'ont donc plus leur destin en mains, peuvent s'en vouloir. Car, même s'ils ne sont pas aussi flamboyants que la saison dernière, leur statut de tête de série leur avait offert une poule G à leur portée lors du tirage au sort en début de saison.

D'ailleurs, excepté contre Porto (0-3) et leur non-match à domicile, les hommes de Jardim n'ont jamais été réellement dominés par leurs adversaires durant cette phase de poule. Mais ils n'ont jamais su faire preuve non plus, de maturité.

Ce fut le cas, par exemple contre le leader du groupe, le Besiktas Istanbul (10 points). A l'aller, après avoir ouvert la marque par Radamel Falcao, l'équipe a fait preuve d'une léthargie aussi spectaculaire qu'inconcevable à ce niveau avant d'encaisser deux buts et de perdre (1-2).

Erreurs de jeunesse


Au retour, le 1er novembre dernier, des erreurs de jeunesse ont, une fois encore, grevé la bonne prestation d'ensemble. La perte de balle de Tielemans, suivi du tacle inconsidéré de Jorge dans la surface ont anéanti le but de Lopes avant la pause (1-1).
 
Si les hommes de Jardim avaient pris quatre points (au lieu d'un seul) sur ces deux rencontres, l'état des lieux monégasque serait aujourd'hui bien différent. Mais ce n'est pas tout: pour la première journée de la compétition à Leipzig, Monaco a aussi raté le coche. A l'époque Jardim s'était félicité du match nul (1-1). Mais contre une équipe de novices, sa formation avait les moyens d'aller chercher la victoire. Pourtant, elle ne l'a pas fait. Aujourd'hui, les regrets sont ravivés...

Généralement, autant de faits contraires cumulés sont rédhibitoires à ce niveau. Mais si les adversaires monégasques de ce groupe G sont de bonnes équipes continentales,
ce ne sont pas non plus des cadors européens. Certes, les jeunes Allemands du RB Leipzig peuvent se targuer d'avoir gagné en expérience depuis le début de la saison.

Certes, Monaco sera encore amputé de Thomas Lemar et de Djibril Sidibé, deux pièces essentielles.
Et pourtant, les champions de France ont évidemment les moyens de l'emporter, contre une équipe qui s'est déjà inclinée à Istanbul (2-0) et à Porto (3-1).


Compter sur Besiktas


Mais les hommes de Jardim devront aussi compter sur le Besiktas. En même temps qu'une victoire monégasque contre Leipzig, les Stambouliotes ne doivent pas s'incliner à domicile contre Porto. En cas de match nul, le Besiktas se qualifierait pour la première fois de son histoire en huitième de finale de la Ligue des champions.

Mieux, les Turcs seraient certains de terminer premiers du groupe. Ces deux conditions réunies créeraient alors l'unique possibilité pour Monaco d'aller jouer une finale pour la qualification à Porto le 6 décembre prochain dans un "Estadio do Dragao" en fusion.

Mais si les raisons d'y croire existent pour Monaco, l'équipe du club de la Principauté est également au bord du précipice. Car, en cas de défaite mardi soir, les demi-finalistes de la précédente édition seraient en effet d'ores et déjà éliminés de toute compétition européenne.

Ce serait un échec majeur dans la saison du club. Et une belle tâche sur le tableau footballistique européen de son président, le milliardaire russe Dmitry Rybolovlev. Un tableau qui, pour le moment encore, est aussi idyllique que le "Salvatore Mundi" de Leonard de Vinci qu'il vient de céder pour 450 millions de dollars à New York...

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