"On se sent abandonnés" : étudiants, les effets dévastateurs de la crise sanitaire

"Un an que je suis seul face à moi-même". Isolés, en situation de grande précarité pour des centaines d’entre eux, les étudiants dénoncent les effets dévastateurs de la crise sanitaire sur leur existence quotidienne. Etudiants abandonnés, c'est le thème de l'avant-Jt, ce lundi soir à 18h30.  

Illustration. Face au Covid, plusieurs études ont mesuré une montée du mal-être étudiant.
Illustration. Face au Covid, plusieurs études ont mesuré une montée du mal-être étudiant. © Damien MEYER / AFP

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Privés de cours en "présentiel", contrairement aux élèves des lycées, des classes prépa ou des BTS, de nombreux étudiants éprouvent un sentiment d'injustice.

"Ça m'a fait réagir de voir des étudiants qui avaient envie de se suicider. Pour la première fois de ma vie, j'ai moi-même pensé à ma propre mort il y a quelques semaines", témoigne un étudiant, évoquant un "trop plein d'isolement" et "une perte de sens".

Plusieurs études récentes ont mesuré une montée du mal-être étudiant.

Un chèque de soutien psychologique

"On demande de réelles aides, une réouverture des facultés en petits groupes avec un protocole sanitaire strict, des psychologues et psychiatres pour suivre les étudiants", exprime le collectif Les étudiants de la République. 

Cette mobilisation, après des mois de malaise diffus, a pris corps avec l'apparition depuis du hashtag "#etudiantsfantomes" sur les réseaux sociaux.

Le gouvernement a exprimé sa "préoccupation" face au "profond sentiment d'isolement" des étudiants et annoncé un renfort de psychologues et d'assistants sociaux.

Un chèque de soutien psychologique, qui consiste à financer des consultations chez un psychologue de ville pour les étudiants en difficulté, devrait aussi voir le jour.

L'Unef a chiffré son "plan d'urgence" pour les étudiants à 1,5 milliard d'euros et réclame notamment une hausse immédiate des bourses et des aides au logement.

Depuis le 25 janvier, les étudiants de première année à l'université peuvent reprendre par demi-groupes les travaux dirigés en présentiel. Cette mesure doit s'étendre, "si la situation sanitaire le permet, aux étudiants des autres niveaux", avait alors indiqué le Premier ministre Jean Castex.

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