Procès Guérini à Marseille : "Toute ma vie, j'ai été d'une droiture exemplaire"

Jean-Noël Guérini a revendiqué sa "droiture exemplaire" lors du premier jour de son procès lundi à Marseille. Le sénateur des Bouches-du-Rhône est poursuivi pour prise illégale d'intérêts. Il comparaît aux côtés de son frère Alexandre.

Le sénateur est arrivé au tribunal correctionnel de Marseille peu avant 8h30, suivi par son frère cadet, quelques minutes plus tard. Aucun des deux n'a fait de déclaration.

Dans la salle d'audience, les frères sont assis côte à côte au premier rang des prévenus. "Prise illégale d'intérêt", "abus de confiance", "favoritisme": des qualificatifs juridiques qui représentent "un dévoiement généralisé de la chose publique au service d'intérêts économiques privés", a résumé le juge d'instruction Céline Ballérini. 

A la barre, Jean-Noël Guérini a revendiqué sa probité : "Toute ma vie, j'ai été d'une droiture exemplaire". Il a également évoqué les valeurs transmises par son père : "le travail, le travail, toujours le travail".

"Mon frère sera toujours mon frère"

Interrogé sur ses rapports avec son frère Alexandre, le sénateur a affirmé ne plus avoir de relation avec lui depuis plusieurs années. "Mais mon frère sera toujours mon frère", a-t-il déclaré, même si "on peut avoir des différends".

De son côté, Alexandre Guérini a soutenu que son frère "n'était pas informé" des "interventions" qu'il effectuait "de manière totalement désintéressée". Quant à son rapport à la politique, Alexandre de déclarer : "Je n'ai jamais eu de mandat mais on peut faire de la politique sans avoir de mandat".

La justice reproche notamment à Jean-Noël Guérini d’avoir favorisé son frère Alexandre pour l’obtention d’un marché d’enfouissement des déchets à La Ciotat.

Jean-Noël et Alexandre Guérini comparaissent devant le tribunal correctionnel de Marseille jusqu'au 9 avril avec neuf autres personnes et la société SMA Environnement d'Alexandre Guérini. 

Alexandre Guérini encourt 10 ans de prison et 750.000 euros d'amende, son frère aîné cinq ans de prison et 500.000 euros d'amende. Réélu pour la troisième fois sénateur en septembre 2020, sous les couleurs de la Force du 13, le parti qu'il a créé en 2014 après avoir quitté le PS, Jean-Noël Guérini risque aussi une peine d'inéligibilité.

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