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Réchauffement climatique : un carburant vert à l'horizon pour les navires

Un nouveau carburant pour les navires afin de préserver l'environnement (en partenariat avec Thalassa)
Un nouveau carburant pour les navires afin de préserver l'environnement (en partenariat avec Thalassa)

Le carburant des navires est plus toxique que celui des voitures. Ce fioul lourd génère d’énormes quantités de particules fines, d’oxyde de soufre et d’azote. Il est responsable de 60 000 morts prématurés en Europe. Alors comment naviguer sans polluer ?

Par Anne-Corinne Moraine

Paquebot ou ferry, le carburant des navires est plus toxique que celui du transport automobile. Le fioul lourd génère d’énormes quantités de particules fines, d’oxyde de soufre et d’azote. Ce carburant est toxique pour les équipages, les passagers et les populations des littoraux. Il est responsable de 60 000 morts prématurés en Europe. Alors comment naviguer sans polluer ? Un point sur la situation avec Thalassa. 
© France 3/J.Lambot
© France 3/J.Lambot


En cause les bateaux de croisières et aussi les autres navires

Dans un article du journal Les Echos, Richard Hardouin, représentant de l'ONG France Nature Environnement (FNE) à Marseille souligne

Les paquebots de croisière ne sont pas les moutons noirs du transport maritime, certains ferries hors d'âge étant bien pires. Mais ces bateaux, ayant de très grands besoins énergétiques, ont créé un phénomène de 'spot', une sensibilisation dans le public

Pour lui comme pour plusieurs autres associations, la pollution atmosphérique engendrée par le transport maritime est responsable de sévères pathologies respiratoires, dont des cancers, y compris chez les non-fumeurs. Oxyde d'azote (NOx), oxyde de soufre (SOx) - un polluant qui accroît l'acidité des océans et la pollution à l'ozone -, particules ultra-fines, les plus dangereuses pour la santé : le cocktail craché par les navires est explosif. Un bateau de croisière émet autant de particules fines qu'un million de voitures.
 

Face à l'urgence sanitaire, premier pas de l’Organisation maritime internationale

En 2020, les navires devront diminuer le taux de souffre dans leur carburant de 3%. Un pas très timide de l'OMI. Pour l’instant, l’avenir ce sont les navires propulsés au GNL, le gaz naturel liquéfié. C’est le carburant le moins impactant pour l’environnement. Il ne produit quasiment pas d’émissions de particules fines et d’oxyde de soufre, et moins 25 % de dioxyde de carbone, par rapport au fuel lourd. En France et dans l’Union européenne, quelques compagnies maritimes se lancent dans cette transition énergétique.
 


Lancement des premiers navires au GNL 

La Brittany ferries, compagnie bretonne, a lancé la construction de son premier navire au GNL. Pour compenser l’absence d’installations d’approvisionnement en gaz dans les ports français, Brittany Ferries s’est associée à Total pour imaginer une solution : le navire embarquera un  conteneur de GNL entre deux escales. Le « Honfleur » sera le plus grand navire propulsé au GNL exploité en Manche. Il reliera la France à l’Angleterre, à partir de juin 2019.

La compagnie italienne « Croisière  Costa », elle, lancera son premier navire propre à l’automne 2019. Lui aussi sera équipé des réservoirs de GNL embarqués. Les prochains porte-conteneurs du groupe marseillais CMA-CGM, eux, navigueront au GNL en 2020.

La hausse du prix du pétrole, et le durcissement des réglementations incitent les compagnies à se lancer dans cette transition énergétique. D’ici 2020, les carburants utilisés par les navires devront contenir moins de 0, 5 % de souffre.
En attendant, en France, le  réseau de ravitaillement de GNL dans l’ensemble des ports ne sera pas opérationnel avant 2025.  
 

























 

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