À découvrir dans le Var : le Monument aux héros du Dixmude à Pierrefeu-du-Var

Le Dixmude est un ancien dirigeable allemand offert aux Alliés en 1918 au titre des dommages de guerre. Basé au Centre de Pierrefeu-du-Var, il effectua de nombreux vols entre 1920 et 1923, jusqu’à ce qu’il soit frappé par la foudre. 50 hommes perdirent la vie. A découvrir, son monument.

Le monument, d’une hauteur de 14 mètres, est construit en granit impérial de Corse et s’élève sur la place Jean Jaurès, d’où il domine la plaine environnante.
Le monument, d’une hauteur de 14 mètres, est construit en granit impérial de Corse et s’élève sur la place Jean Jaurès, d’où il domine la plaine environnante. © Capture Google

Aujourd'hui, qui dit Dixmude, pense porte-hélicoptères amphibie de la Marine nationale française ! Mais ce nom revient d'abord à un dirigeable Zeppelin construit pour la marine impériale allemande sous le nom de L 72 et inachevé à la fin de la Première Guerre mondiale.

D’une longueur 126 mètres et d’un diamètre de 24 mètres, il avait fallu aménager spécialement un hangar pour le conserver. Cet engin aux dimensions impressionnantes était un dirigeable affecté à la surveillance de la Méditerranée. Son volume était de 68.500 m3 en seize balonnets. Sa propulsion était assurée par sept moteurs de 260 cv, ce qui lui assurait une vitesse de croisière de 77 km/h.

Ce Zeppelin allemand avait été livré à la marine nationale française suite au traité de Versailles de 1919. 

Lors d’une mission d’étude des conditions aériennes qu’il effectue le 1er décembre 1923, le Dixmude il est touché par la foudre et explose au large de la Sicile faisant 50 morts
Lors d’une mission d’étude des conditions aériennes qu’il effectue le 1er décembre 1923, le Dixmude il est touché par la foudre et explose au large de la Sicile faisant 50 morts © ina

Une tempête responsable de la mort de 50 hommes

Lors d’une mission d’étude des conditions aériennes qu’il effectue le 1er décembre 1923, il est touché par la foudre et explose au large de la Sicile. Parmi les 50 morts, des marins, des commandants et des officiers mariniers. 

Ce fut l'une des premières grandes catastrophes de dirigeables, précédée par l'écrasement du R38 britannique en 1921 (44 morts) et du dirigeable américain Roma en 1922 (34 morts), et suivie par la destruction du R101 britannique en 1930 (48 morts), du USS Akron en 1933 (73 morts) et du très connu Hindenburg allemand en 1937 (36 morts).

En France, il n’existait pas de dirigeable. Cet accident avait ému la France entière. Même des journaux nationaux avaient parlé de cet évènement tragique.

Daniel Boert, président de l'association "les amis du dixmude"

Une souscription nationale avait permis d’ériger le monument aux morts en 1927 installé à Pierrefeu. Le monument, d’une hauteur de 14 mètres, est construit en granit impérial de Corse et s’élève sur la place Jean Jaurès, d’où il domine la plaine environnante.

Il a la forme de deux ailes monumentales accolées, et comporte à l’avant une inscription rappelant les noms de l’équipage et des passagers qui moururent à son bord en 1923.

A l’avant, une inscription rappelant les noms de l’équipage et des passagers qui moururent à son bord en 1923.
A l’avant, une inscription rappelant les noms de l’équipage et des passagers qui moururent à son bord en 1923. © Jean-François Fuster FTV

Chaque année une cérémonie est organisée en hommage aux marins disparus.

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