A Mons dans le Var, un food truck sème la discorde dans le village

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Écrit par Catherine Lioult

Le maire de ce village du Var a décidé de ne pas renouveler l'autorisation d'occupation du domaine public nécessaire pour exploiter ce type de restauration rapide.

Mons est un village de caractère, situé sur le toit du Var. Il compte près de 800 habitants dont Rachel Gaillard, 40 ans, une enfant du pays avec des parents éleveurs.

Elle-même a deux grands enfants. 

Et depuis ce lundi, Rachel n'a plus de travail. Depuis 2017, elle a eu d'abord un food truck, puis une remorque pour faire de la restauration rapide au centre du village, place Saint-Sébastien.

Paninis, burgers, gaufres, wraps, crêpes, voilà ce qu'on proposait. Il y avait aussi un plat thématique le soir pendant l'été avec de la musique, du karaoké. Cela attirait du monde !

Rachel Gaillard

Mais il a fallu partir, la justice a confirmé l'obligation de libérer les lieux.

Je suis un peu abattue, je n'aurai plus de revenus, j'ai encore ma fille à la maison, on a des crédits, c'est compliqué !

Rachel Gaillard

L'occupation du domaine public

En 2017, Rachel avait obtenu de la précédente municipalité l'autorisation d'occuper le domaine public. La maire de l'époque, Eliane Féraud, l'avait accordée sans limite de durée.

Mais avec une nouvelle équipe à la tête de la commune, les choses ont changé. Rachel explique qu'on lui a demandé de déplacer la remorque, d'avoir des tables non en fer mais en bois. Mais le plus compliqué, c'était que l'autorisation d'occupation du domaine public devenait annuelle, et il fallait la renouveler du coup chaque année ! 

Pas de commentaire côté mairie

Sur les réseaux sociaux, tout le monde y va de son avis ! Beaucoup dénoncent une décision injuste et déplorent la disparition de ce snack. Le maire, Patrick de Clarens ne fera pas de commentaire.

Joint par téléphone, il explique qu'il n'a pas renouvelé l'autorisation d'occupation du domaine public comme il en a le droit et  il ajoute que le camion n'était pas aux normes.

Bref, à Mons, l'affaire fait grand bruit. Rachel est désemparée : il lui faudrait trouver un terrain privé viabilisé pour poursuivre son activité.

En attendant, elle a un autre projet, plus personnel : elle se mariera l'été prochain avec son compagnon !