A découvrir dans le Var : le canal de La Crau

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Le canal de La Crau ou le canal Jean Natte a été construit en 1450 pour palier le besoin d’eau des communes environnantes. Un béal qui changea la vie des habitants approvisionnés grâce à lui. Un élément important du patrimoine et de l'histoire du Var à découvrir.

Le canal de La Crau est un canal d’irrigation qui part du Chapeau de l’écluse de Castille et qui va jusqu’au Rougières à Hyères.

Retournons dans le passé  

Lorsque l’histoire du canal de La Crau débute, nous sommes en 1450 au moyen-âge, dans une période où les ressources d’eau sont difficiles d’accès. Elles proviennent alors de 3 puits communaux situés dans la ville d’Hyères. Mais aussi de citernes placées à l’intérieur des maisons qui collectaient des eaux de pluies et parfois aussi de puits privés.  

Sous le règne du Roi Louis XI et du bon Roi René, ce dernier demande à Jean Natte de construire un canal.

Le canal Jean Natte d’une longueur d’environ 9,5 km permettait jadis d’alimenter les moulins à farine et d’irriguer les cultures et les jardins.

Mais aussi à abreuver et à alimenter les animaux ainsi qu'à fabriquer le savon dont les villageoises se servaient pour laver le linge. 

Une eau dont le secteur avait cruellement besoin car lors du XVe siècle toute la Provence était frappée de plein fouet par la sécheresse.

20 ans ont été nécessaires à sa fabrication. S’il a permis à l’époque la survie d’un secteur en manque d’eau, aujourd’hui encore, on se sert toujours du  Béal, géré par l’association intercommunale libre des Arrosants du canal Jean Natte, pour l’arrosage des cultures et des jardins alentours.

Ça fait partie de notre patrimoine et de notre histoire car il faut savoir que la Crau existe un peu grâce à son canal

Catherine Campaseo, Office du tourisme de La Crau

Après le passé, l’avenir du canal de La Crau  

Aujourd’hui, le canal principal de la Haute Crau est globalement vétuste. L’ouvrage présente des risques d’effondrement et de rupture susceptibles d’engendrer un arrêt du service d’irrigation

Le montant des travaux de rénovation votés par l’ASA, association syndicale autorisée s'élève à 8 071 200 euros.