Les dernières précisions sur le drone qui a survolé le fort de Brégançon occupé par Emmanuel Macron

Alors que le président de la République séjourne depuis le vendredi 3 août avec sa femme à Brégançon, l'Elysée a indiqué qu'un drone avait survolé les alentours avant de tomber à l'eau. Une enquête est en cours.

Le fort est la résidence d'été des présidents de la République.
Le fort est la résidence d'été des présidents de la République. © Luc Boutria / MAX PPP
Un drone a volé à proximité du fort de Brégançon, dans le Var ce lundi sur la commune de Bormes-les-Mimosas, alors que le président de la République Emmanuel Macron et sa femme Brigitte y séjournent pour leurs vacances.
Une enquête est ouverte par le parquet de Toulon, indique l'Elysée, qui a précisé que l'appareil était tombé à l'eau sans dire s'il avait été récupéré.
  

Une arrivée présidentielle ce vendredi

 

Emmanuel Macron est arrivé ce vendredi en fin d'après-midi avec son épouse au fort de Brégançon, situé sur la commune de Bormes-les-Mimosas, résidence d'été des présidents de la République. Après une rencontre diplomatique le soir même avec la Première ministre britannique Theresa May, le président, qui doit passer quinze jours sur place, n'a fait encore aucune apparition publique.

► Retour sur d'autres survols par des drones de zones sensibles :
 



 L'Elysée a indiqué que "l'ensemble du programme de congés du Président est privé et non officiel" et que "les sorties du Président sont toutes privées".

► Le journaliste Gilles Guerin pilote de drone lui-même, nous redit au micro de Noémie Dahan ce qui est autorisé ou non avec ces engins :

La zone d’exclusion de survol du fort n’est active que ponctuellement, lors des séjours présidentiels.
Elle prend effet par NOTAM (avis aux navigants), des messages publiés par les autorités aériennes (armée, DGAC) qui indiquent une période et les coordonnées des zones d’exclusion.


Pour Brégançon, le NOTAM instituant l’interdiction de survol et l’obligation de contournement couvre la période du 3 au 28 août 2018.

Sinon le Fort de Brégançon est tout à fait survolable à condition d’être un exploitant référencé DGAC et d’avoir fait une demande en préfecture.
 
LA LEGISLATION
Un arrêté interministériel du 14 mars 2008 a créé une zone réglementée interdisant  le survol, par tout aéronef, à moins de 3.300 pieds (environ 1.000 mètres) et dans un rayon de 3 kilomètres comprenant le Fort de Brégançon.
 
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