Pas de navigation de plaisance ni de loisirs nautiques pendant le confinement en mer Méditerranée

Le préfet maritime a pris un arrêté pour interdire sauf dérogation la navigation de plaisance, les escales de navires de croisière et les loisirs nautiques en mer Méditerranée. Le confinement, c'est pour tout le monde !  
Nous sommes tous confinés depuis quelques jours, pour prévenir la propagation du coronavirus, et cette obligation s'impose aussi aux amoureux de la mer !

Après l'annonce d'un confinement consécutif à la pandémie du Covid-19, le préfet maritime a pris un arrêté en complément le 29 octobre 2020. Il interdit la navigation de plaisance,  les escales de navires de croisière. Il interdit aussi aux navires à passagers non réguliers de faire escale dans les ports de Méditerranée, sauf dérogation (pêcheurs, transports de travailleurs). 

Car la mer est, elle aussi, un espace où se joue la sécurité de la France et des Français

C'est pour prévenir le "risque de diffusion par la voie marine" du Covid-19 et ne pas encombrer les services médicaux,

selon l'arrêté

Sont autorisésSont interditsLes personnes concernées devront être en possession de l’attestation de déplacement en mer à télécharger sur : www.premar-mediterranee.gouv.fr

Et sur les îles ?

Les résidents permanents d'une île ont le droit de naviguer "uniquement pour assurer le  ravitaillement du foyer, pour les trajets directs avec le port du continent le plus proche".

Les navires français et sous pavillon étrangers sont autorisés à rejoindre leur port d'attache sur le littoral, mais "ne pourront reprendre la mer". 

Surveillance et contrôles lors du dernier confinement

La même mesure avait été prise lors du premier confinement au printemps.


Concrètement, les loisirs nautiques étaient aussi interdits : pas de baignade, de plongée en apnée ou en bouteilles, de kayak, de paddle ou encore de jetski. Dur avec l'arrivée des beaux jours mais c'est la règle, y compris quand on pratique cette activité seul et qu'il n'y a a priori aucun risque de contagion du virus.
 

La plaisance est elle aussi interdite.  
Il existe quelques modalités particulières, détaillées  dans une foire aux questions à lire sur le site de la Préfecture maritime.
 L'arrêté est opposable aux navires qui battent pavillon français quelle que soit la nationalité des capitaines, dans les eaux intérieures et territoriales françaises de Méditerranée.

Quelques cas pratiques :
► Vous pouvez convoyer votre navire vers le chantier naval dès lors que le contrat de travaux ou d’entretien a été signé avant la date du 20 mars 2020.
► Un bateau battant pavillon étranger dans un port français, qui doit quitter le France pour un autre port en Méditerranée : la navigation dans les eaux intérieures et territoriales françaises doit être exécutée de manière continue et rapide. Interdiction d'accoster, sauf pour des raisons de sécurité.

La gendarmerie maritime rappellait alors que la surveillance du littoral est permanente. Des contrôles en mer ont lieu très régulièrement et les contrevenants seront verbalisés au printemps :
 

Jean-Guillaume Remy est le commandant de groupement de la gendarmerie maritime Méditerranée, soit de la frontière italienne (Menton) à la frontière espagnole ( Port-Vendres)  en passant par la Corse, et il communique les chiffres : 3 000 contrôles depuis le début du confinement, et  300  procès-verbaux dressés, soit 10%.

On observe une faible activité de plaisance, et le taux de verbalisation est donc lui aussi faible. Il faut rester vigilant, particulièrement le week-end où la tendance est au relâchement avec le beau temps. 
Nous sommes très présents, avec des moyens légers, des vedettes, et des patrouilles terrestres. Au départ, c'était de la pédagogie, maintenant on verbalise


expliquait-il.
 
Il y a des sanctions  (une amende pénale de 38€, et une peine allant jusqu'à un an de prison et 150 000€ d’amende au titre du code des transports car il s'agit dans ce cas d'un délit). Les autorités en appellent au sens civique de tous. L'action des secours est prioritaire pour la gestion de la crise du Covid-19.
 
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