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Orange : le GIGN fête ses 10 ans

© ETIENNE LAURENT/EPA/Newscom/MaxPPP
© ETIENNE LAURENT/EPA/Newscom/MaxPPP

La troupe d'élite basée à Orange (Vaucluse) fête ses dix ans cette année. L'unité créée en 2008 est devenue une antenne du GIGN après les attentats de 2015. Elle rassemble aujourd'hui 32 hommes d'élite.

Par MM avec France Bleu/La Provence

L'unité d’élite célébrera le 13 avril prochain à Orange dans le nord du Vaucluse une décennie d’engagement au service de la nation.

Formés, entraînés et équipés pour faire face aux missions les plus dangereuses : interpellation de forcenés, opération anti-terroriste ou encore prise d'otages, ces militaires sont aussi capables d'intervenir partout comme sur des sites industriels, dans des usines chimiques ou même sur des bateaux.

Les hommes sont confrontés à ce type de situations sensibles depuis le début de leur activité opérationnelle, en janvier 2008. Peloton d’intervention deuxième génération (Pi2G) jusqu’en 2016, il servait d’appui au GIGN jusqu’à ce que ses missions évoluent au fil des années pour devenir, finalement, une antenne à part entière. 

Mobilisable en moins de 30 min

La base du GIGN à Orange et la configuration de ses locaux permet aux 32 hommes de s'équiper en un temps record. Tout a été étudié pour être le plus efficace possible et gagner des minutes précieuses.

Une équipe de 12 hommes est  mobilisable en permanence, de jour comme de nuit, en moins de 30 minutes. Le GIGN à Orange intervient majoritairement dans le Sud-Est dans la France mais il peut être envoyé partout en France.

Un entraînement permanent

Pour être réactifs et performants, les hommes du GIGN à Orange s'entraînent en permanence. Ils suivent deux séances de tirs à balles réelles et deux simulations grandeur nature par semaine. Cela leur permet d'acquérir des réflexes, des automatismes, pour pouvoir agir sans hésitation lors d'une opération. 

Les hommes du GIGN disposent aussi d'un matériel spécial : des gilets pare-balles, des armes, des casques, des cagoules, des lunettes, du matériel radio. 25 kilos de matériel pour chaque homme. Sans compter les boucliers balistiques qui pèsent à eux seuls une trentaine de kilos.

Une sélection drastique

Entrer au GIGN est le rêve de nombreux jeunes gendarmes mais peu y parviennent. Au niveau national on compte 380 hommes mais aucune femme. La sélection est drastique et se compose de tests physiques et psychologiques de très haut niveaux.

En métropole, il existe six unités GIGN et cinq dans les DOM-TOM. L'antenne GIGN d'Orange réalise une centaine d'interventions par an. En dix ans, les militaires ont mené plus de 900 opérations.

Un métier à risque

En mai 2016, les hommes du GIGN d’Orange ont perdu l’un des leurs. Pourtant rompus aux situations délicates, les militaires de l’unité d’élite sont tombés sur un forcené à Gassin (Var) qui leur a tendu une embuscade. Progressant par groupe de deux pour neutraliser ce retraité armé d’un fusil de chasse qui avait déjà blessé son épouse, les hommes du GIGN se sont retrouvés face à ce tueur, embusqué dans un buisson derrière sa maison. Grièvement blessé par des tirs ascendants au cou et au visage, l’adjudant Alain Nicolas a succombé à ses blessures quelques minutes après. Le forcené, lui, s’est suicidé dans la foulée.

L'adjudant Alain Nicolas, un gendarme du GIGN d'Orange a été tué par un forcené lors d'une intervention dans le Var en 2016. / © STR / GENDARMERIE NATIONALE / AFP
L'adjudant Alain Nicolas, un gendarme du GIGN d'Orange a été tué par un forcené lors d'une intervention dans le Var en 2016. / © STR / GENDARMERIE NATIONALE / AFP



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