Violence routière : la colère des parents de Cécile, victime de la route

Jean-Pierre Reginal et Françoise Rousselon, les parents de Cécile / © FTV
Jean-Pierre Reginal et Françoise Rousselon, les parents de Cécile / © FTV

Trois ans après l'accident qui a coûté la vie à Cécile sur la route de Gardanne, ses parents expriment leur colère. Les responsables ont été condamnés à deux ans de prison ferme pour la conductrice, et un an avec sursis pour son petit ami. Des peines bien trop faibles pour la famille. 

Par PG

Le 15 novembre 2016, Cécile Reginal, 22 ans, perdait la vie sur la route de Gardanne (Bouches-du-Rhône). Une conductrice, roulant à sens inverse, venait de doubler son petit ami en plein virage. Elle percute frontalement la petite voiture de Cécile. Les deux chauffards, ont alors pris la fuite, abandonnant la victime. Ils avaient alors tenté de se disculper, en signalant le vol de leur voiture à la gendarmerie. 

Ce drame, les parents de Cécile ne peuvent pas le comprendre. Depuis ce jour, ils n'espèrent qu'une chose, que la conductrice, et son "complice" soient condamnés à la hauteur de la mort de leur enfant. 
 
Cécile Reginal est décédée le 15 novembre 2016, à 22 ans. / © Reginal / DR
Cécile Reginal est décédée le 15 novembre 2016, à 22 ans. / © Reginal / DR
 

Ma fille est morte sur ce bord de route, mais la justice n'a pas suivi

L'affaire était jugée jeudi 7 novembre, devant le tribunal de grande instance d'Aix-en-Provence. La conductrice, âgée de 28 ans au moment des faits, a été condamnée à quatre ans de prison, dont deux ferme pour homicide involontaire. Son petit ami a écopé d'un an avec sursis. 

Des peines, jugées trop faibles pour Jean-Pierre Reginal, le père de Cécile : "Pendant l'audience, j'ai pu dire ce que j'avais sur le coeur; malheureusement, les magistrats ont plus jugé la personnalité des prévenus que les faits, car ce sont deux jeunes de bonne famille, qui travaillent...".
 

La peine de prison ferme de la conductrice, pourrait être aménagée. "Elle a fait trois mois de prison préventive aux Baumettes, elle pourrait bientôt sortir, et porter un bracelet électronique", se désole-t-il.

Aujourd'hui, les gens ne respectent plus rien, ils laissent les mourants sur place

"Ma fille est morte sur ce bord de route, mais la justice n'a pas suivi. C'est lamentable. Aujourd'hui, on est debout, mais on est meurtris", s'indigne le papa. 


Bouleversé, Jean-Pierre Reginal déplore que la conductrice avait déjà été "flashée huit fois avant l'accident" qui a tué sa fille, son complice a eu "six mois de suspension de permis en 2015".

Françoise Rousselon, la mère de Cécile, souhaitait également un procès exemplaire, "pour que les chauffards de demain, les jeunes générations, se disent qu'il n'y a plus d'impunité. Aujourd'hui, les gens ne respectent plus rien, ils laissent les mourants sur place. On ne peut pas admettre ça, on n'est pas des animaux".

Pour moi, c'est du terrorisme routier


Au lendemain du procès, Jean-Pierre Reginal sait qu'il continuera le combat pour sensibiliser aux violences routières.

"En France, il y a 3.500 à 4.000 morts sur les routes, et 60% des victimes n'y sont pour rien. Pour moi, c'est du terrorisme routier, et c'est un enjeu de santé publique" et "comme des milliers de parents, il faut désormais trouver la force de vivre tous les jours", ajoute-t-il. 
 

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