Portrait métier : Tonnelier, un artisanat d'excellence


La France est l'un des premiers fabricants de barriques en bois au monde. La tonnellerie française est réputée pour la qualité de ses bois de chêne. Ce secteur est en pleine croissance, les entreprises embauchent.

Tonnelier, un métier de passion. Portrait métier diffusé dans le cadre de l'émission Ensemble c'est mieux (F3/Edend prod)
Tonnelier, un métier de passion. Portrait métier diffusé dans le cadre de l'émission Ensemble c'est mieux (F3/Edend prod)
La plupart des tonneaux fabriqués en France sont exportées car le vignoble mondial est en pleine expansion. Un métier d'art malgré la mécanisation.

"Le savoir-faire des Français, les arbres poussent en France, la meilleure qualité des chênes pousse en France et le savoir-faire reste français", décrit Stéphane Nadalié, le président de la Tonnellerie Nadalié. Grâce à sa renommée, la tonnellerie française est en pleine croissance et le secteur embauche. L'école de tonnellerie de Blanquefort (Gironde) est toute neuve. Des dizaines d’apprentis viennent y compléter leur formation et peaufiner leurs connaissances. Cela reste un métier d'art malgré la mécanisation.

« Un métier artisanal et noble, qui allie tradition, innovation et travail sur mesure pour atteindre la perfection organoleptique des vins et eaux-de-vie. Se former au métier de tonnelier, c’est aussi et surtout avoir la garantie d’un emploi », selon la fédération des tonneliers de France.
 

Le tonnelier fabrique les fûts nécessaires à l’élevage des vins et des alcools. Il travaille en collaboration avec les vignerons et les vinificateurs. Il doit définir les méthodes de fabrication du fût, sa forme, ainsi que l’origine du bois employé pour correspondre à la demande de ses clients et ainsi devenir créateur d’arômes. Il suit l’évolution du vin ou des spiritueux par la dégustation, afin d’apporter conseils, remarques et observations pour réussir le précieux nectar.

Le tonnelier doit maîtriser toutes les opérations qui transforment un morceau de bois sec en un catalyseur d’arômes pour liquides. Il doit également avoir une connaissance poussée des vins et des alcools, car son produit n’est fini que lorsque le client décide de faire l’élevage de son alcool et qu’il est satisfait. Son travail repose aujourd’hui sur une collaboration très étroite entre ses fournisseurs et ses clients au niveau mondial et peut être au final soumis au jugement de nombreux palais autour de la planète.
Côté salaires, comptez entre 1 400 € brut par mois et jusqu’à 4 000 € et plus pour un chef d’entreprise.
 
La formationBrevet technicien agricole, diplôme d'oenologie 
Les atoutsL'écoute, la persévérance, l'mour du bois


 
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