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Les candidats à l'élection législative partielle en Lot-et-Garonne

L'un de ces 17 candidats succédera donc à Jérôme Cahuzac à l'Assemblée nationale, au terme d'une élection prévue sur deux tours, les 16 et 23 juin.

  • Candice Olivari
  • Publié le 10/06/2013 | 11:34, mis à jour le 10/06/2013 | 15:11
  • Jean-Louis Costes (UMP), 49, ans fonctionnaire territorial, conseiller général, maire de Fumel. Battu à la législative 2012 au second tour par Jérôme Cahuzac, en recueillant 38,52 % des voix.

  • Marie-Hélène Loiseau (Front de gauche), 59 ans, professeur des écoles. En 2012, avait obtenu 4,50 % des voix.

  • Bernard Barral (PS), 66 ans, chef d'entreprise à la retraite.

  • Étienne Bousquet-Cassagne (FN) 23 ans, étudiant en BTS de commerce.

  • Lionel Feuillas (EELV), 57 ans, professeur des écoles.
    Père de quatre enfants, enseignant spécialisé auprès des adolescents en grandes difficultés et Directeur d’école à Villeneuve sur Lot, il milite  également dans une association de solidarité internationale avec le Burkina Faso. Avant d’être enseignant il a longtemps été permanent dans des associations de protection de l’environnement, réalisant de nombreuses études d’impact. Il habite le Lot et Garonne depuis maintenant 15 ans.
    Le candidat écologiste a refusé de s’allier avec le PS. Il confiait il y a peu à nos confrères de Sud-Ouest : "On ne remet pas en cause notre participation au gouvernement mais cette majorité est diverse et certaines de ses composantes ne sont pas entendues (…). Nous souhaitons une inflexion de la politique du gouvernement qui prenne en compte nos propositions".
    Il est soutenu par José Bové. Déjà candidat en 2012, avait obtenu 2,03 % des voix.

  • Yamina Kichi (MoDem), 53 ans, médecin généraliste.
    Son suppléant est Mario Rocha. Il y a peu elle confiait à nos confrères de la Dépêche vouloir que «  l’égalité républicaine soit normalement appliquée ( …). Il y en a assez des réseaux où on se sert entre soi ». En tant que député ses priorités sont l’économie, le développement du tourisme vert, et l’agriculture. Elle souhaite aussi une moralisation de la vie politique avec la mise en place d’un statut d’élu, l’interdiction du cumul des mandats, renouvelables une seule fois. Selon ce médecin, l’élire serait avoir  « un député à l’image du Lot-et-Garonne ». Car le Lot-et-Garonne est un « melting-pot », et elle « en est le résultat ».

  • Benoit Frison-Roche (Divers droite), 62 ans, ancien officier de marine.
    Président du conseil d'administration du lycée privé Sainte-Catherine, cet ancien officier de marine se présente parce qu'aucun candidat ne lui convient à droite. Il ne veut pas plus entendre parler du Front national, "une protestation stérile", que du candidat investi par l'UMP et l'UDI, Jean-Louis Costes, trop centriste à son goût. "Il est consensuel, ce qui conduit une grande partie de notre électorat à se détourner de la droite", juge-t-il.
    "Devant cette carence à droite", il va donc défendre une candidature proche de ce que propose la Droite forte de Guillaume Peltier et Geoffroy Didier à l'échelle nationale. Il milite contre le mariage des homosexuels et appelle à diminuer l'immigration légale. L'ancien militaire compte bien profiter des divisions de l'UMP locale, un temps partagée entre deux candidats, pour faire le meilleur score possible.

  • Cedric Levieux, (Parti Pirate), 35 ans ingénieur en informatique.
    Le Parti pirate n'avait pu présenter de candidat à Villeneuve-sur-Lot. "Plus proche pirate de cette circonscription", Cédric Levieux, un ingénieur résidant à Valence d'Agen (Tarn-et-Garonne), a été désigné pour brandir le drapeau pirate dans cette élection.
    Ce parti, défenseur des droits des internautes et promoteur de la démocratie directe, espère profiter de l'affaire Cahuzac pour faire avancer ses idées et médiatiser son action. "Jérôme Cahuzac est un catalyseur. Il représente ce que nous redoutons lorsque nous parlons de transparence de la vie politique et d'indépendance de la justice", explique Cédric Levieux. Le candidat, qui fera campagne avec un budget serré de 2 000 euros, espère dépasser la barre des 1%.

  • François Asselineau (Union populaire républicaine) 55 ans, Inspecteur général des finances.
    Candidat déclaré à la présidentielle de 2012, il n'avait pas obtenu les parrainages nécessaires. Ancien directeur de cabinet de Charles Pasqua (Conseil Général des Hauts de Seine) de 2000 à 2004 et Délégué général à l’intelligence économique à Bercy de 2004 à 2006, l'énarque voit dans cette élection une nouvelle occasion de faire connaître l'UPR, qu'il a fondée en 2007 avec un objectif : la sortie de l'Union européenne, de l'euro et de l'Otan. "C'est une occasion pour nous de profiter de la notoriété médiatique de cette élection et de galvaniser nos adhérents", résume le fondateur de ce mouvement qui revendique près de 3 000 membres. Parisien, l'inspecteur général des finances réfute toute accusation de parachutage. "Ce qui compte, ce n'est pas de savoir si je suis natif de Villeneuve-sur-Lot mais si ce que je vais dire aux électeurs les intéresse", réplique-t-il. Dans un département très touché par le chômage, il compte "expliquer aux Lot-et-garonnais que leurs problèmes découlent de quelque chose dont personne ne veut parler : la construction européenne". Quel est son objectif ? "Je n'ai aucune idée du score que nous pouvons faire", confie-t-il, lucide quant à la faible notoriété de son mouvement et l'absence d'implantation locale.

  • Stéphane Geyres (Mouvement des libertariens), 51 ans, consultant.
    Tee-shirts jaunes et tracts à la main sur le marché de Villeneuve-sur-Lot, les Libertariens ne cachent pas l'opportunité que représente la démission de Jérôme Cahuzac pour leur jeune mouvement, créé en février 2013. "Il y a une place à prendre, c'est une opportunité que nous avons décidé de saisir", explique Stéphane Geyres, venu de Toulouse pour se présenter.
    L'informaticien, qui ne peut venir que les week-ends à cause de son travail, espère dépasser les 5% avec un programme résolument libéral. "C'est en revenant sur une politique où l'Etat serait seulement régalien que nous pouvons retrouver la prospérité", poursuit-il. En clair, il réclame moins d'impôts, de réglementations et une plus grande liberté pour l'individu.

  • Nicolas Miguet (Rassemblement des contribuables français), 52 ans.
    Journaliste et analyste financier, le candidat déclaré à la présidentielle de 2012, n'avait pas obtenu les parrainages. Nationalement connu pour ses talents de colleur d'affiches, il ne pouvait pas manquer cette élection "symbolique". Les déboires de Jérôme Cahuzac, "c'est un peu ce que nous dénonçons depuis quinze ans : un système fiscal complètement imbécile, regrette-t-il, avant de livrer sa lecture de l'affaire : En France, nous avons une surfiscalisation. Un entrepreneur, Jérôme Cahuzac, a donc décidé de se faire rémunérer hors système fiscal et il est tombé pour fraude".
    Coutumier des candidatures avortées à la présidentielle et déjà candidat aux législatives en 2002 et en 2012, Nicolas Miguet compte faire campagne une fois de plus sur la simplification du système fiscal. Que vise-t-il le 16 juin prochain ? "Notre score normal, c'est 1 à 2% des voix. Si on dépasse les 5%, nous serons déjà heureux. Et si on se qualifie pour le second tour, c'est que certains auront fait des pèlerinages à Lourdes", ironise-t-il.


  • Hervé Lebreton (sans étiquette), 41 ans, professeur de mathématiques.
    Président de l'association Pour une démocratie directe, ce professeur de mathématiques de Lacépède (Lot-et-Garonne) bataille depuis plusieurs années contre les privilèges des parlementaires, son association avait d’ailleurs saisi la justice sur la transparence des réserves parlementaires. "C'est en étant confronté aux institutions, au mépris de ces dernières, que j'ai décidé d'aller plus loin", confie-t-il.
    Il sera donc candidat, pour défendre une autre conception du travail de député. "Un certain nombre d'élus ne nous représentent pas vraiment (...) Les parlementaires en place défendent plus des postures partisanes que l'intérêt général", estime-t-il. Candidat une première fois l'an dernier, il avait obtenu 1,21% des voix.


  • Joffrey Raphaël-Leygues, 18 ans, candidat de l'"extrême centre".
    Benjamin de l'élection, ce lycéen, actuellement en classe de seconde, ne cache pas son ambition. "Le but est de me faire connaître pour les années à venir. Au début, je voulais commencer par me présenter sur une liste municipale puis gravir les échelons. Mais l'occasion s'est présentée, alors je me suis lancé", raconte celui qui tractait l'an passé pour Nicolas Sarkozy, sans être militant de l'UMP.
    Son programme n'est pas encore tout à fait au point mais il compte sur son positionnement original - "je suis extrême centre, cela n'existe pas, c'est moi qui l'ai inventé" - et sur son nom - son aïeul fut ministre de la Marine et président du Conseil au début du siècle - pour lancer sa carrière politique. "Député, c'est un poste qui me plairait beaucoup", confie-t-il avec gourmandise.

  • Anne Carpentier (le Parti d’en rire), 64 ans, journaliste.
    Fondatrice et rédactrice en chef du bimensuel satirique de Villeneuve-sur-Lot, La Feuille, la journaliste a décidé de "sortir son nez de clown" et de se présenter parce qu'elle ne savait pas pour qui voter. "Ces 17 candidatures, ces egos qui se fritent... Je ressens le besoin de rappeler Coluche", explique-t-elle.
    Sa candidature se veut donc une protestation symbolique contre la campagne en cours et le traitement réservé à Jérôme Cahuzac. "Au lieu de voter pour les extrêmes, il vaut mieux voter pour quelque chose de plus apaisé", lance-t-elle aux déçus de la circonscription.

  • Maria-Fé Garay (NPA), 56 ans, professeur d'espagnol.

  • Rachid Nekkaz (Rassemblement social démocrate), 41 ans, homme d’affaire.
    Le Rassemblement social démocrate, représenté par Rachid Nekkaz, a décidé, à la dernière minute, de se lancer dans la campagne.

  • Michel Garcia-Luna (Alliance Royale), 61 ans, commissaire d'expositions.

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