Saône-et-Loire : un projet de ferme de 4000 vaches divise la région

Un éleveur de Digoin veut agrandir son exploitation pour accueillir plus de 4 000 bovins
Un éleveur de Digoin veut agrandir son exploitation pour accueillir plus de 4 000 bovins

Un éleveur de Digoin veut agrandir son exploitation pour accueillir plus de 4 000 bovins. L’enquête publique est maintenant terminée. Les opposants s’organisent pour empêcher ce projet de voir le jour.

Par B.L.

Daniel Viard veut agrandir son exploitation pour se lancer dans l'exportation de broutards charolais vers l’Europe, mais aussi l’Algérie, le Maroc, la Turquie, la Chine…
Les deux bâtiments qui devraient servir de centre de transit et de quarantaine pour environ 4 000 bovins sont déjà prêts.

La Chambre d'agriculture est d'accord pour que ce centre ouvre ses portes, mais à condition qu'il soit situé sur un autre site.
Fabien Genet, le maire divers droite de Digoin, estime lui aussi qu’il serait préférable que le centre de transit s’installe sur un autre terrain plus proche de la RCEA et des axes routiers.


Saône-et-Loire : un projet de ferme de 4000 vaches divise la région
Un éleveur de Digoin veut agrandir son exploitation pour accueillir plus de 4 000 bovins. L’enquête publique est maintenant terminée. Les opposants s’organisent pour empêcher ce projet de voir le jour. Intervenants -Jean-Luc Desbrosses, secrétaire général de la chambre d'agriculture 71 -Fabien Genet, maire de Digoin (DVD) -Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne  - Romy Ho-A-Chuck, Rodolphe Augier et Cécile Frèrebeau

Un projet de ferme-usine très contesté 


Mais, du côté des riverains, l’opposition grandit face à la perspective des odeurs, des allées et venues des camions, des risques de pollution de l’eau, etc. 

Une pétition lancée par l'association Agir pour l'environnement a recueilli des dizaines de milliers de signatures.

Brigitte Bardot, l’ex star de cinéma devenue militante de la cause animale, s'est saisie du dossier. B.B. a écrit au ministre de l’Agriculture pour dénoncer un projet de "ferme-usine".

Pour sa part, la Confédération paysanne demande l'arrêt pur et simple de ce projet. "On est en train d'embarquer les éleveurs dans la dérive industrielle. L’agriculture, ce n’est pas faire du volume, du volume, du volume", déplore Laurent Pinatel, porte-parole national du syndicat agricole.

L’enquête publique qui avait débuté le 22 août est terminée.
Les conclusions du commissaire enquêteur sont attendues d’ici fin octobre ou début novembre.


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