Hommage aux victimes de Merah : “La République n'oublie pas”

"La douleur et l'effroi demeurent", a assuré le ministre de l'intérieur, ici aux côtés des élus locaux.  / © Jean-Pierre Duntze/France 3 Occitanie
"La douleur et l'effroi demeurent", a assuré le ministre de l'intérieur, ici aux côtés des élus locaux. / © Jean-Pierre Duntze/France 3 Occitanie

Le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux a rendu hommage dimanche à Toulouse aux victimes des attentats de Mohamed Merah, soulignant que "la douleur et l'effroi demeurent" et que "la République n'oublie pas".

Par Marie Martin (avec AFP)

L'impossible oubli

"Aujourd'hui, cinq ans après, la douleur et l'effroi demeurent en nous. Ils n'ont pas disparu, ils ne se sont pas apaisés avec le temps. Cinq ans après la tragédie, il nous est impossible d'oublier", a-t-il déclaré lors de la cérémonie d'hommages à l'école juive Ozar Hatorah, rebaptisée Ohr Torah.

"Comme vous, la République n'oublie pas. Elle se souvient de ses enfants emportés dans la nuit du terrorisme à Toulouse et Montauban", a-t-il ajouté.
"Jamais, jamais il n'y aura de refuge sur le sol national pour les terroristes qui s'en prennent à nos enfants, à nos proches, à nos amis, à nos policiers et à nos soldats. Jusqu'au dernier, nous les traquerons. Jusqu'au dernier, nous les jugerons", a insisté M. le Roux.

"De même quiconque se rend coupable d'actes antisémites ou racistes sera inlassablement recherché, arrêté et traduit en justice", a-t-il dit.

Les hommages à l'école ont rassemblé plus d'un millier de personnes.

L'antisémitisme, notre problème à tous

"Comme je l'ai dit mercredi à Sarcelles, à chaque fois que l'on s'en prend aux juifs, on finit toujours par s'en prendre à l'humanité toute entière. Quand un juif est pris pour cible, chacun d'entre nous doit craindre pour sa vie. L'antisémitisme n'est pas un problème juif, il est notre problème à tous", a-t-il souligné.

Le 11 mars, à Toulouse, Merah a tué le maréchal des logis chef Imad Ibn Ziaten, 30 ans. Le 15 mars, à Montauban, le jihadiste a assassiné le caporal Abel Chennouf, 25 ans, et le 1ère classe Mohamed Legouad, 23 ans. Grièvement blessé, le 1re classe Loïc Liber, 27 ans, est depuis tétraplégique.
Enfin, le 19 mars, le jeune homme au scooter a attaqué l'école confessionnelle toulousaine, où était scolarisé la fille d'un de ses avocats.

Le visage caché par son casque de motard, il a exécuté le "rav" (professeur de religion) Jonathan Sandler, 30 ans, ses deux fils Arieh, 5 ans, et Gabriel, 4 ans, ainsi que Myriam Monsonégo, 7 ans, la fille du directeur. Aaron Bryan Bijaoui, 15 ans, avait été blessé.

Merah, qui se proclamait "combattant d'Al-Qaïda" et filmait ses actes avec une caméra GoPro, a été abattu par les forces de l'ordre le 22 mars à Toulouse.

Voir le reportage de Lily Le Piver et Elise Laperdrix, de France 3 Occitanie : 

Cérémonie d'hommage aux victimes de Mohamed Merah

 

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