Le Parti pirate, pas prêt de hacker l'Assemblée

Le Parti pirate, mobilisé à Paris en 2012 contre les lois ACTA , SOPA et PIPA et après la fermeture du site internet Megaupload, dans une manifestation à l'initiative des Anonymous.  / © DELAVILLE Fabrissa/MAXPPP
Le Parti pirate, mobilisé à Paris en 2012 contre les lois ACTA , SOPA et PIPA et après la fermeture du site internet Megaupload, dans une manifestation à l'initiative des Anonymous. / © DELAVILLE Fabrissa/MAXPPP

Le mouvement qui milite pour la défense de la vie privée, fort de scores historiques en Islande l'année dernière et représenté au Parlement européen, réalise des scores très faibles en Île-de-France et dans l'Hexagone.

Par Pierre De Baudouin

Le Parti pirate semble encore loin d’aborder l’Assemblée nationale. Né en 2006 pour promouvoir le partage de la culture et de la science à tous (notamment sur Internet), le mouvement peine à obtenir de bons résultats.

Alors qu’il alignait 101 candidats pour les législatives en 2012, le parti a présenté cette année une liste réduite de moitié par rapport à sa première participation, avec 58 noms au niveau national.

En Île-de-France, 24 candidats « pirates » concourraient à Paris, dans les Yvelines, l’Essonne, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et le Val d’Oise.

La campagne a été difficile, notamment à cause d'un manque de moyens financiers. Le parti a même rejoint la Caisse claire, une formation administrative lancée pour permettre à plusieurs mouvements engagés dans les législatives de récupérer un peu d’argent public.

Aucune voix dans la 4ème circonscription de l'Essonne

Et sans trop de surprise, les scores – très faibles – ne dépassent pas les 1,5 % des suffrages exprimés.
  • Le plus score le plus fort, 1,42 %. Dans la septième circonscription de la capitale, Gabrielle Nereuil parvient à réunir 639 votes.
  • Le plus faible, 0 %. Deux « pirates » se battent pour la place, toutes deux dans l’Essonne : Blandine Roy et son unique électeur dans la troisième circonscription, et Coraline Ravillard dans la quatrième, avec aucun suffrage au compteur (même pas le sien donc, a priori).
Faute de financements importants, le parti a en tout cas mené campagne sur les réseaux sociaux :
Si le parti peine à prendre le large en Île-de-France et dans l’Hexagone, ce n’est pas le cas partout en Europe.

En Islande, le mouvement a remporté des scores historiques lors des législatives de 2016. Et ces dernières années, le parti a même gagné quelques eurodéputés en Suède et en Allemagne.

En France, ce parti qui veut hacker la politique traditionnelle et défendre la vie privée et la liberté d’expression, touche – pour l’instant – plutôt le fond.

A lire aussi

Sur le même sujet

SUIVEZ LES ELECTIONS LEGISLATIVES 2017 SUR FRANCE INFO

Un homme décédé à proximité de la salle de shoot et de l'hôpital Lariboisière

Près de chez vous

Les + Lus