Rue de Rivoli : le préfet de police inquiet face au projet de piste cyclable

Anne Hidalgo, maire de Paris et Michel Delpuech, préfet de police, au défilé du 14-juillet sur les Champs-Elysées. / © MAXPPP/MAXPPP
Anne Hidalgo, maire de Paris et Michel Delpuech, préfet de police, au défilé du 14-juillet sur les Champs-Elysées. / © MAXPPP/MAXPPP

Michel Delpuech, préfet de police de Paris, a adressé une lettre à la mairie le 24 juillet, s’inquiétant de la construction d'une piste cyclable à double sens et du réaménagement de la rue Rivoli.

Par Pierre De Baudouin

Rue de Rivoli, les relations se tendent entre Anne Hidalgo et le préfet de police. Alors que les travaux de réaménagement commencent tout juste, dans les 1er et 4ème arrondissements de Paris, Michel Delpuech s’inquiète du projet dans une lettre, envoyée à la Ville la semaine dernière selon nos confrères du Parisien.
Dans le cadre de son « plan vélo » voté en 2015, la mairie vise la construction d’une piste cyclable bi-directionnelle sur la chaussée des rues de Rivoli et Saint-Antoine. L’axe, au centre de la capitale, relie la place de la Bastille à la Concorde.
Alors que les milliers d’automobilistes qui utilisent chaque jour cette rue roulaient jusqu’ici sur deux files de circulation, les voitures rouleront à la fin des travaux sur une seule et même file.

Véhicules de police, secours et embouteillages

Face au réaménagement, le préfet de police pose la question de la sécurité. En rappelant la présence de nombreux commerces dans la rue, Michel Delpuech s’inquiète du probable stationnement de véhicules de livraison et de dépannage sur la voie bus, bloquant ainsi l’accès aux véhicules de police et de secours.

Autre inquiétude, le trafic et le risque d’embouteillages :

Il est envisagé en l’état de réorienter plus de la moitié du trafic actuel (1 300 véhicules par heure) vers des axes déjà fortement empruntés (boulevard Bourdon) ou eux-mêmes concernés, à court terme par des aménagements urbains ne maintenant qu’une file de circulation (bd Voltaire).

La préfecture de police n’a pour autant pas d’autorité directe sur la réalisation des travaux. La rue de Rivoli est gérée par la maire Anne Hidalgo, depuis la loi de décentralisation de février 2017.

Le préfet émet juste un avis simple, obligatoire dans la procédure mais purement consultatif vis-à-vis du réaménagement.
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