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Michaël Blanc, "l’autre Florence Cassez"

Les proches de Michaël Blanc, ce Haut-Savoyard de 39 ans incarcéré en Indonésie depuis 2000, se rappelent au bon souvenir du Laurent Fabius après la libération de Florence Cassez.
Michaël Blanc est emprisonné en Indonésie depuis 12 ans pour un trafic d'herbe de cannabis qu'il a toujours nié. 3,8 kg de marijuana retrouvés dans les bouteilles de plongée qu'il transportait, "mais qui ne lui appartenaient pas", selon ses proches.

Son cas avait été médiatisé il y a quelques années notamment par Thierry Ardisson, qui appelait à sa libération à chaque diffusion de son émission "Tout le monde en parle". Depuis, plus rien ou pas grand chose. A l'occasion de la sortie de Florence Cassez, la famille de Michaël a repris la communication.

"Un espoir supplémentaire"


Hélène Le Touzey, la mère de Michaël, vit depuis dix ans en Indonésie. Un tel dénouement lui donne "un espoir supplémentaire d'être les prochains sur la liste". Condamné à la prison à vie, Michaël Blanc a vu sa peine commuée à 20 ans en 2008 par décision du président de la République d'Indonésie. Du fait des remises de peine, il est libérable en 2016. Mais, d'après la loi indonésienne, "il pourrait d'ores et déjà bénéficier d'une libération conditionnelle", expliquent ses proches dans un communiqué. "Plusieurs institutions ont donné leur accord, mais le ministère local de l'immigration bloque la décision, en refusant de lui attribuer un permis de séjour", détaille sa mère.

Pour son comité de soutien, "une aide au plus haut de l'Etat français serait la bienvenue". "Lors du précédent quinquennat, nous communiquions en direct avec l'Elysée", décrit Hélène Le Touzey. "Là, on a écrit plusieurs fois à M. Fabius, qui n'a pas eu l’élégance de nous répondre", déplore Alfredo Descalzi, le président du comité de soutien, "en plus, du fait d'un problème dans sa nomination, il n'y a plus d'ambassadeur de France en Indonésie. ça n'aide pas vraiment...".

Du haut de ses 90 ans, Renée, la grand-mère de Michaël, est plus amère encore. "Je suis révoltée. Nous sommes abandonnés", s'agace-t-elle, "personne ne s’intéresse à ce que nous vivons et à ce que Michaël endure. Seul le député-maire de Bonneville (Martial Saddier) tente de nous aider, sans succès". 
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