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En Auvergne, selon l'Insee, un actif en emploi sur trois cessera son activité d'ici 2020

La dernière étude de l'Insee sur les perspectives de cessations d'activité en Auvergne à l'horizon 2020 n'est pas très encourageante. Elle prévoit, en effet, qu'un actif exerçant un emploi en Auvergne sur trois devrait définitivement quitter le marché du travail dans les sept années à venir.

Par Evelyne Rimbert

L'Auvergne devrait faire partie des régions françaises les plus touchées par les cessations d'activité de ses actifs employés dans les années qui viennent.
 
Selon la dernière étude de l'Insee, http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=10&ref_id=19635, 178 000 personnes devraient définitivement quitter le marché du travail d'ici 2020.
Le poids démographique des séniors parmi les personnes en âge de travailler dans la région expliquerait en grande partie ces retraits du marché du travail.
La pénibillité des tâches, dans certains secteurs, ainsi que l'entrée précoce dans la vie active dans les professions peu qualifiées pourraient aussi contribuer à cette évolution.

Le secteur des services à la personne pourrait être le plus touché      

Les services aux particuliers et aux collectivités devraient être les plus touchés par les départs en retraite, dans la mesure où les actifs de ces métiers sont généralement assez âgés.
Dans les 7 ans à venir, 24 500 personnes devraient accéder à la retraite dans ces professions, soit 41% des actifs occupés de ces secteurs.
D'autres domaines professionnels devraient connaître des cessations d'activité importantes. Comme la banque, l'assurance, l'agriculture ou l'administration publique.

Les zones d'emploi de Mauriac et d'Ambert particulièrement concernées

L'ampleur des départs à la retraite serait variable selon les zones d'emploi et toucherait de façon plus importante les territoires où la main d'oeuvre est âgée.
C'est pourquoi les deux zones de Mauriac (Cantal) et Ambert (Puy-de-Dôme) présenteraient des proportions élevées en fin de carrière pour les actifs, respectivement 36% et 35%.
Dans les zones d'emploi de Clermont-Ferrand, Issoire, ainsi que dans la partie auvergnate de la zone de Saint-Etienne, les départs de fin de carrière seraient en revanche moins fréquents.

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