Ouverture d'une information judiciaire pour enlèvement et séquestration dans l'affaire Fiona

Pierre Sennès, procureur de la République à Clermont-Ferrand, a annoncé cet après-midi l'ouverture d'une information judiciaire pour enlèvement et séquestration d'un mineur de moins de 15 ans.

© Cyrille Genet, France 3
Une ouverture d'information judiciaire "par déduction"

Au cours de la conférence de presse qui s'est déroulée à 14h ce mardi, le procureur de la République a annoncé que la décision d'ouvrir cette information judiciaire s'est faite par déduction.

"Au départ, nous avions deux hypothèses. La première : Fiona se trouve dans le parc. Et la deuxième qu'elle aurait pu quitter le parc en compagnie d'un adulte. [...] Pendant près de 3 jours, nous avons fouillé le parc de fond en combles, même dans des lieux difficiles d'accès [...] finalement les recherches n'ont rien donné. [...] C'est pour cette raison que depuis hier matin [NDLR : lundi]  nous travaillons dans le cadre d'une enquête de flagrance pour le chef d'enlèvement et de séquestration." 

Depuis lundi, un certain nombre de lieux privés ont été perquisitionnés, fouillés, et de nombreux témoignages ont été vérifiés. Des photos, vidéos prises par différentes personnes ont été présentées à la mère de Fiona, mais rien de probant. 

Si l'ouverture de cette information judiciaire est désormais officielle, le procureur de la République précise qu'il n'y a aucun élément nouveau qui permettrait d'aller dans ce sens, et qu'aucune piste n'est privilégiée.

Au cours de la conférence de presse, le procureur de la république a par ailleurs confirmé qu'il n'y avait aucune raison de remettre en doute le témoignage de la mère de Fiona.

Deux juges d'instruction ont été saisis pour poursuivre l'enquête. 



Pourquoi le plan "alerte-enlèvement"n'a pas été déclenché ?

Le procureur de la République "regrette" de ne pas avoir pu déclencher le plan. Il ne pouvait pas le faire, compte tenu de l'absence d'éléments d'investigation qui attesteraient de manière avérée la réalité d'un enlèvement: "Nous n'avons aucun témoignage qui à ce jour nous permette d'établir qu'on aurait vu un individu suspect amener une enfant, qui pourrait ressembler à Fiona, en dehors du parc ou qui aurait pu la faire monter dans un véhicule. Ce qui nous aurait permis, avec la couleur ou la marque du véhicule, d'orienter les recherches."




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