Multimédia : le TGV en Auvergne, toute une histoire

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25 ans qu'on promet le TGV aux Auvergnats pour finalement leur dire qu'il ne sera une priorité qu'en 2035 ! C'est en tout cas ce que préconise la commission "Mobilité 21". Sur cette photo interactive, les dernières informations et réactions des hommes politiques de la région.

Par Stéphane Moccozet

"C'est un coup de poignard pour l'Auvergne" selon le maire de Vichy, Claude Malhuret. L'élu UMP dit ne pas être surpris pas le contenu du rapport de la commission "Mobilité 21" qui ne considère pas comme une première priorité la ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon. Le POCL ne devrait pas voir le jour avant 2035, c'est-à-dire pas avant que les experts soient sûrs que l'actuelle ligne Paris-Lyon est saturée. René Souchon, président PS du Conseil Régional, veut "continuer à se battre pour que ce soit avant" 2030. 

Quant à Serge Godard, le maire socialiste de Clermont-Ferrand, il ressent déjà "la reprise des affaires", ce qui lui fait dire que "sans doute la ligne Paris-Lyon sera saturée beaucoup plus vite que ce qu'on nous annonce". 

Promis pour 1993, le TGV n'est pas annoncé, désormais, dans les gares auvergnates avant 2030 au minimum. Il faut dire qu'au-delà de l'intérêt immédiat que ce projet de LGV pourait représenter à l'échelle nationale, c'est aussi le coût qui a peut-être poussé les commissaires emmenés par le député Philippe Duron a ne pas déclarer le POCL comme une priorité. Estimé à 14 milliards d'euros, le Paris-Orléans-Clermont-Lyon était un des projets les plus chers parmi les 70 qui sont inscrits au Schéma National des Infrastructures de Transport. 

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