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André Chassaigne s'est “opposé à la relégation du POCL en deuxième priorité”, en vain

André Chassaigne, membre de la commission Mobilité 21, dit s'être "opposé à la relégation en deuxième priorité" de la LGV POCL mais la majorité l'a emporté estimant que son coût ne permettait pas de l'inscrire au SNIT immédiatement.
André Chassaigne, membre de la commission Mobilité 21, dit s'être "opposé à la relégation en deuxième priorité" de la LGV POCL mais la majorité l'a emporté estimant que son coût ne permettait pas de l'inscrire au SNIT immédiatement.

Alors que la commission Mobilité 21 doit rendre, jeudi, ses conclusions pour la mise en oeuvre du Schéma National des Infrastructures de Transport (SNIT), le député communiste du Puy-de-Dôme, qui était membre du groupe de travail, a livré ses commentaires sur les choix retenus.

Par Stéphane Moccozet

A la veille de la publication du rapport de la commission "Mobilité 21" dont l'objectif était de faire le tri parmi plus de 70 projets inscrits au SNIT (Schéma National des Infrastructures de Transport), un de ses membres nous a fait parvenir ses commentaires. Ainsi, concernant la ligne LGV Paris-Orléans-Clermont-Lyon, le député communiste du Puy-de-Dôme, André Chassaigne, écrit s'être "opposé à sa relégation en deuxième priorité", c'est-à-dire après 2030. "Mais, ajoute l'élu auvergnat, la majorité des membres de la Commission a estimé que le coût de 14 Mds € ne permettait pas son inscription en première priorité, quel que soit le scénario retenu". André Chassaigne souligne que "le projet n’a pas été inscrit comme itinéraire structurant au réseau européen du transport (RTE-T) ouvrant droit au soutien financier de l’Union Européenne", ce qui rend son financement encore plus problématique.
 
Toutefois, il précise que "le caractère indispensable de la LGV POCL" a été reconnu, ce qui va permettre la "création d'un observatoire indépendant pour clarifier objectivement l'horizon réel de saturation" de l'actuelle ligne Paris-Lyon. Le député puydômois dit également avoir obtenu "l'inscription d'une réserve de précaution de deux milliards d'euros pour engager, en tant que besoin, des premiers travaux avant 2030 pour des projets concernés par une saturation accélérée".
 
Concernant la RCEA, la Route Centre Europe Atlantique, la commission "Mobilité 21" l'a retenue "comme un axe de première priorité pour un coût estimé entre 640 millions d'euros et 1 milliard d'euros". Enfin, quatre autres routes ont été inscrites au programme de modernisation des itinéraires routiers : la RN 102 (entre Le Puy-en-Velay et l’A75), la RN 88 (entre Yssingeaux et l’A75), la RN 122 (entre Massiac et Figeac) et la RN7 (mise à 2X2 voies Roanne-Moulins).
 
En conclusion, André Chassaigne explique qu'il a accepté d’apporter sa "signature au rapport final" qu'il "considère comme un document d’orientation soumis au pouvoir politique, c’est-à-dire à l’examen du Parlement et aux choix gouvernementaux" tout en "ayant exprimé mon opposition à certaines décisions prises majoritairement". Le président du groupe Front de Gauche à l'Assemblée Nationale regrette, pour autant que des choix majoritairement retenus n’aient "pas échappé aux orientations politiques, sociales et économiques mises en œuvre en Europe et dans notre pays, marquées du sceau du libéralisme". Et il ajoute : "Chacun sait que je ne les partage pas". "Au final, termine André Chassaigne, l’insuffisance des ressources financières dédiées aux infrastructures de transport et une approche territoriale entérinant les inégalités territoriales auront été les deux marqueurs dominants".

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