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Le musée des Confluences est déjà de la fête

© Ph.Bette
© Ph.Bette

Pas encore achevé, le Musée des Confluences participe néanmoins à cette Fête des Lumières 2013. Son illumination, effective depuis mardi soir, se distingue de loin à l'entrée de la ville. Un dispositif artistique, "YLem", fait de centaines de gyrophares, l'oeuvre d'Hervé Audibert.          

Par Philippe Bette

Le musée des Confluences est toujours en chantier mais il est d'ores et déjà de la fête des Lumières. Même un peu en avance sur le calendrier puisque les festivités ne débuteront officiellement que le 6 Décembre. Mais les élus du département ont souhaité marqué à leur façon l'implication de ce nouvel équipement dans la vie de Lyon . En janvier 2015, juste après son inauguration officielle, le musée des Confluence sera partie intégrante de la nouvelle métropole Lyonnaise.

C'est Hervé Audibert qui a été chargé de mettre en lumière le nouvel édifice dont la silhouette futuriste s'impose à l'entrée de la ville. "Une aventure extrêmement rapide", a-t-il souligné, compte tenu des délais qui lui ont été imposés pour mettre en place sa scénographie lumineuse : Son projet "Ylem" a en effet été retenu par le département en octobre seulement. Une tache difficile puisque le musée est toujours en travaux et qu'il fallait tenir compte des contraintes du chantier. L'idée du concepteur lumière a donc été ici de détourner des objets, 150 gyrophares en mouvement "pour raconter l'énergie naissante à l'intérieur du bâtiment". De fait, les faisceaux de couleur dessinent la sculpture du nouvel édifice et surtout son imposante façade vitrée.

Michel Mercier, l'ancien patron du département qui a porté le projet contre vents et marées, a évoqué pour sa part la destinée de ce nouveau musée dont la date d'ouverture est toujours en suspens. Evasif, il parle d'une inauguration fin 2014 et la célébration par ailleurs d'une nouvelle ère pour Lyon qui deviendra métropole à part entière début 2015. Avec sa verve coutumière, il balaie d'un revers les polémiques autour de la construction du nouvel édifice. Il se questionne avant qu'on ne lui pose la question : "Est ce qu'il va coûter cher ?" ..."Il a coûté son prix" répond-il malicieusement, notant au passage que les doutes pesant sur sa solidité sont aussi dénués de tout fondement. Il fallait "marquer Lyon par un grand geste architectural" et l'important pour lui ,au delà des polémiques, c'est qu'on en parle"...

L'ancien président du Conseil général voit plutôt dans cette réalisation un formidable atout pour la nouvelle métropôle qui héritera donc d'"un musée qui permettra d'expliquer la planète". Fruit du regroupement du musée Guimet (Musée national des arts asiatiques) et du musée de Fourvière, il offrira une multitude de collections notamment d'art premier et art inuit qui permettront de situer l'homme dans l'univers. Il permettra, selon lui, "de découvrir Lyon d'une autre façon".

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