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Affaire Wissam : les avocats des parties civiles se réjouissent de cette “avancée significative”

Wissam El-Yamni. Pour ses proches, les circonstances exactes de sa mort ne sont toujours pas élucidées.
Wissam El-Yamni. Pour ses proches, les circonstances exactes de sa mort ne sont toujours pas élucidées.

Dans l'affaire Wissam El Yamni, cet homme de 30 ans interpellé lors de la Saint-Sylvestre 2011 et décédé 9 jours plus tard, un des policiers impliqués a été mis en examen pour "violence volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner". Les avocats de la partie civile réagissent.

Par Claude Fallas

Un des deux policiers clermontois impliqués dans l'arrestation de Wissam El Yamni a donc bien été convoqué le 24 février dernier par les deux juges d'instruction en charge de l'enquête et mis en examen pour "violence volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner". Le jeune homme avait été interpellé dans la nuit du 31 décembre 2011 au 1er janvier 2012 dans le quartier de la Gauthière à Clermont-Ferrand. Âgé de 30 ans, il est décédé après 9 jours de coma.

Pour Me Borie, l'un des avocats de la famille El-Yumni, "c'est une avancée de l'instruction qui me paraît significative et qui nous montre qu'on va aller ailleurs que dans un débat purement technique et purement médical. On rentre enfin dans le vif du sujet, à savoir les conditions concrètes de l'interpellation, du transfert au commissariat. Toutes ces interrogations-là, y compris les soins qui ont été donnés et la manière dont il a été transporté posent un vrai problème et méritent vraiment d'être élucidées."

Pour Me Canis, l'autre avocat des parties civiles, cette nouvelle étape est tout à fait logique : "Nous, on était dans une logique juridique qui consistait à dire à partir du moment où il y a un réquisitoire introductif, au terme duquel le procureur demande au juge d'instruction d'instruire contre deux personnes, la logique c'est que ces personnes soient entendues et soient soit mises en examen, soit reconnues dans le statut de témoins assistés. Et l'étonnement c'était qu'il ne se passait rien de tout cela, alors qu'habituellement dans les dossiers, la logique est celle que je viens de décrire." 

Durant plusieurs mois, les avocats de la famille, Me Jean-Louis Borie et Me Jean-François Canis ont demandé une contre-expertise susceptible de relancer l’enquête et d’éclaircir les circonstances de cette arrestation musclée. Début janvier, la juge d'instruction du pôle de Clermont, Véronique Drahi, avait ordonné cette contre-expertise.

Depuis sa mort, les défenseurs de Wissam sont en effet sceptiques par rapport aux deux autopsies pratiquées, et refusent de croire à la thèse d'un arrêt cardiaque provoqué par un cocktail de drogues et d'alcool.
Réactions à la mise en examen d'un policier
Interviews : Laurence Couvrand, Bruno Lebret. Intervenants : Me Canis (avocat de la famille El-Yamni), Me Borie (avocat de la famolle El-Yamni)

 

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