Le corps de la petite Fiona reste introuvable

Le convoi transportant Cécile Bourgeon, la mère de Fiona, aux abords du lac d'Aydat (63)
Le convoi transportant Cécile Bourgeon, la mère de Fiona, aux abords du lac d'Aydat (63)

Les nouvelles recherches engagées un an après la disparition de l'enfant n'ont rien donné et ont pris fin vers dix-huit heures ce mardi 13 mai.

Par France 3 Auvergne avec AFP

En présence du beau-père le matin puis de la mère de la fillette, les fouilles entreprises mardi 13 mai n'ont rien donné. Le corps de Fiona, cinq ans, qu'ils disent avoir enterrée à proximité du lac d'Aydat (63) n'a pas été retrouvé. 

Transféré le matin de la maison d'arrêt de Villefranche sur Saône, Berkane Makhlouf, 33 ans, est arrivé vers dix heures sur les lieux, à la Garaudie quelques kilomètres au dessus d'Aydat.
Le cortège des véhicules de police a fait sept haltes, entre autres au col de la Ventouse ou près de la carrière de Randanne.
"A partir de l'itinéraire préparé par les enquêteurs, Makhlouf a marqué deux ou trois endroits qui pouvaient correspondre à ses souvenirs, mais sans être précis" a déclaré son avocat Maître Khanifar, soulignant que son client avait montré une "volonté de coopération".

Vers quinze heures, Cécile Bourgeon a été à son tour transportée sur les lieux en compagnie de son avocat Maître Portejoie. Elle a fait le même itinéraire, sans résultat.
Le patron de la police judiciaire de Clermont-Ferrand, François Bernard, a reconnu qu'il y avait "très peu de chance qu'on retrouve le corps... les deux juges d'instruction ont décidé de clore le dossier". Il a souligné que ces magistrats voulaient avoir la certitude de s'être donné toutes les chances de retrouver le corps.

Les enquêteurs qui attendaient beaucoup de ces nouvelles recherches sont évidemment déçus, l'autopsie aurait permis de déterminer les circonstances de sa mort, alors que les versions de la mère et de son concubin divergent, chacun accusant l'autre d'avoir frappé l'enfant.

Compte rendu des recherches du corps de Fiona
Un reportage de Valérie Riffard, Laurent Pastural et Christophe Jouvante. Les intervenants sont Mohammed Khanifar, l'avocat de Berkane Makhlouf et Pierre Sennès, procureur de la République de Clermont-Ferrand.



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