Ce mardi, le conseil régional tenait sa première session dans son nouveau bâtiment de Clermont-Ferrand. Les élus ont surtout parlé de l'avenir de l'Auvergne après l'annonce de la future réforme qui devrait unir notre région à Rhône-Alpes.
Ce mardi matin dans la salle d'assemblée tout neuve, seuls la moitié des sièges étaient occupés pour cette première session du conseil dans le nouvel hôtel de région. Pour beaucoup, cette salle sera souvent désertée à cause de la réforme territoriale qui prévoit de fusionner Auvergne et Rhône-Alpes. Pour la majorité, la première étape a donc été de rassurer les élus et les administrés:
"Quand on critique l'Hôtel de Région, c'est l'Auvergne qu'on affaiblit" déclare à la tribune Alain Bussière, vice-président PS du Conseil Régional. "Ce bâtiment est désormais un atout pour assurer à Clermont-Ferrand une présence administrative renforcée dans le cadre du projet de l'union". Pour lui, "ce bâtiment est un de nos atouts aujourd'hui dans la discussion que nous avons avec nos partenaires rhonalpins. Nous leur offrons un outil de travail à la disposition de cette nouvelle région"
Pour l'opposition au contraire, cette annonce de rapprochement entre les deux régions a rendu complètement obsolète le batiment tout juste inauguré.
"Contrairement à ce que dit Mr Souchon, je ne suis pas persuadé que ce bâtiment puisse être utilisé pour les commissions permanentes" indique Michel Bergougnoux, conseiller rtégional UMP. "J'imagine mal les gens de Lyon faire le déplacement à Clermont-Ferrand. La Cour des Comptes va d'ailleurs probablement faire observer que ce serait du gaspillage"
Pour les Verts, ce nouvel hôtel de région n'est pas le problème car il y aura toujours besoin de locaux pour les personnels administratifs du territoire. Pour eux, c'est ce découpage qui était précipité et inutile. "Aujourd'hui, les régions françaises ne sont pas plus petites que les autres régions européennes" souligne Pierre Pommarel, président du groupe Europe Ecologie-Les Verts au conseil régional, "par contre elles manquent dramatiquement d'autonomie financière."
Reste l'enjeu principal : l'influence. Il s'agira de montrer ces prochains mois que l'Auvergne a son mot à dire dans la fusion avec sa voisine.