Présidence de l'UMP : Laurent Wauquiez n'est pas candidat...pour le moment

Laurent Wauquiez, au Mont-Mezenc (43) le 17 août 2014. / © Laurence Couvrand - France 3 Auvergne
Laurent Wauquiez, au Mont-Mezenc (43) le 17 août 2014. / © Laurence Couvrand - France 3 Auvergne

Laurent Wauquiez organisait, ce dimanche 17 août, sa traditionnelle montée du Mont-Mézenc, en Haute-Loire. Une rentrée politique marquée par la désignation en novembre prochain du futur président de l'UMP. Le député de Haute Loire n'a pas annoncé sa candidature mais n'a pas non plus exclu d'y aller.

Par Sébastien Kerroux, Laurence Couvrand et AFP

Ira ? Ira pas ? c'était la question qui était sur les lèvres des militants et journalistes pour cette première rentrée politique de la saison. Depuis trois ans, le maire UMP du Puy-en-Velay, Laurent Wauquiez, inaugure sa rentrée politique en effectuant l'ascension du Mont-Mezenc - dans les Estables, en Haute Loire. Une ascension qui se fait par ailleurs dans un contexte politique particulier, puisqu'en novembre prochain, les militants UMP devront désigner un nouveau président.

Rentrée politique de Laurent Wauquiez, au Mont Mezenc
Reportage : Laurence Couvrand et Bruno Livertoux. Intervenants : Laurent Wauquier (Député maire du Puy en Velay), Gaël Perdriau (Maire de Saint-Etienne).

Laurent Wauquiez, pas candidat...pour le moment

Devant une centaine de ses partisans réunis, Laurent Wauquiez a prononcé un réquisitoire très sévère contre l'exécutif. En parlant de François Hollande, l'ex-ministre UMP a taclé François Hollande : "c'est le cap qu'il faut changer, c'est le capitaine qui est mauvais". Il a visé notamment le secteur de l'éducation, la perspective d'une suppression des notes, des bacs obtenus "avec 22 sur 20". Il a mentionné les manifestations anti-mariage homosexuel, dont il était un participant, tandis que le nom de la garde des Sceaux Christiane Taubira était hué à plusieurs reprises.

Côté opposition, Laurent Wauquiez souhaite que l'UMP se réinvente autour d'un socle de "valeurs" de droite très assumée - mérite, refus de l'assistanat- dont il entend être la voix dans le congrès qui se prépare : "La droite dont les Français ne veulent plus, c'est celle du filet d'eau tiède...Ils en ont assez d'une droite pâle copie de la gauche".

Pas d'ancien ministre ou autre pointure de l'Ump cette année aux Estables. Le leader de la droite sociale a placé sa rentrée sous le signe de la reconstruction.Laurent Wauquiez avait seulement convié des maires qui ont conquis des villes aux municipales du printemps dernier: Limoges, Millau, Saint-Etienne, Issoire, ou encore Bourg-lès-Valence.

Le maire du Puy-en-Velay a par ailleurs indiqué avoir rencontré Nicolas Sarkozy cet été, mais qu'"aucune proposition d'alliance" n'avait été mise sur la table : "l'élection à la tête de l'UMP n'est pas un enjeu de casting, mais de valeurs. Mon objectif est d'être la voix d'une droite qui assume ses valeurs".

L'ascension politique de Laurent Wauquier reste suspendue au retour de Nicolas Sarkozy et à son éventuel projet. Une ascension qui sera sans doute plus compliquée que celle du Mont-Mézenc.

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