5G : Les maires de Grenoble, Lyon et Villeurbanne signent une pétition pour demander un moratoire

Les maires de Lyon, Villeurbanne et Grenoble font partie des quelque 70 signataires d'une pétition demandant un moratoire sur la 5G, ce dimanche 13 septembre.
Eric Piolle, lors d'un rassemblement de maires de gauche, mardi 21 juillet 2020.
Eric Piolle, lors d'un rassemblement de maires de gauche, mardi 21 juillet 2020. © Guillaume Souvant - AFP
C'était attendu, ça s'accélère. Près de 70 élus de gauche et écologistes, demandent dans une tribune dans Le Journal du dimanche parue dimanche 13 septembre, un moratoire sur le déploiement de la 5G au gouvernement.

Parmi eux, le maire de Lyon, Grégory Doucet (EELV), celui de Villeurbanne, Cédric Van Styvendael (PS) et le maire de Grenoble, Eric Piolle (EELV). "Ca a été demandé par la convention citoyenne climat, accepté par le président, mais quelque part contredit par sa ministre le lendemain", nous a confié vendredi l'édile grenoblois.
 

Nous lançons une nouvelle initiative avec ce moratoire sur cette question de la fuite en avant technologique, de l'intérêt social et sociétal à la fois sur les gaz effet de serre, de la protection des données, du rapport à la Chine qui est extrêmement problématique, sur une vision de société...

Eric Piolle, maire de Grenoble

 
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Eric Piolle sur la 5G

Parmi les signataires, on retrouve également, en Isère, les maires de Champagnier, de Saint-Egrève et Champ-sur-Drac, les maires de Le Poet Laval et Saint-Germain-au-Mont-d'or dans le Rhône et le maire de Châteldon dans le Puy-de-Dôme. Le sénateur de l'Isère, Guillaume Gontard, s'est également prononcé en faveur d'un moratoire.

Outre Piolle, Van Styvendael et Doucet, d'autres maires de grandes villes ont signé : les édiles de Strasbourg, Bordeaux, Tours, Marseille, Poitiers ou encore Besançon.

 

 

"Nous ne devons surtout pas refuser le progrès"


La décision du gouvernement d'attribuer les fréquences dès septembre "intervient sans étude d'impact climatique et environnemental ni aucune consultation publique préalable", déplorent les signataires de cette tribune publiée par le JDD. "Nous, maires et élus, proposons dans l'immédiat un moratoire sur le déploiement de la 5G au moins jusqu'à l'été 2021", ainsi que la "tenue d'un débat démocratiquedécentralisé sur la 5G et sur les usages numériques", écrivent-ils. "Nous demandons que la priorité soit donnée à la réduction de la fracture numérique, à travers le développement de la fibre en zone rurale et en finalisant le déploiement de la 4G", ajoutent-ils. 

En juillet, EELV avait déjà demandé, dans une motion adoptée à la quasi-unanimité de la centaine de conseillers fédéraux du parti, un "moratoire sur la 5G" qui va générer "une grosse inflation de la consommation électrique" et permettre "la collecte de données personnelles".

"Nous devons vérifier toutes les conséquences éventuelles de la 5G, mais nous ne devons surtout pas refuser le progrès", a réagi sur Europe 1 le ministre délégué au Commerce extérieur Franck Riester dimanche. "C'est ce qu'on voit depuis plusieurs jours et semaines avec ces nouveaux maires écolos qui sont dans une position très idéologue, très sectaire, une position de refuser le progrès d'une certaine manière."
 
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