L'agglo de Grenoble paralysée par plus de 2.000 représentants du BTP de l'Isère

Ils avaient prévu de marquer les esprits en raison de la crise qu'ils traversent, les acteurs du BTP ont sérieusement ralenti les trajets domicile-travail, ce mercredi 11 mars au matin, dans l'agglo de Grenoble. Entre 2.000 et 3.000 manifestants se sont retrouvés avec plusieurs centaines d'engins. 

Entre 7 et 8 heures, la circulation à l'entrée de l'agglomération a d'abord été perturbée par l'arrivée du cortège "roulant" par l'A48, après un rassemblement des manifestants à Saint-Egrève. Les défenseurs du Bâtiment et des Travaux Publics avaient sorti la grosse artillerie avec camions et engins de chantier comme étendard. Puis les difficultés se sont poursuivies dans le centre-ville avec un nouveau départ du cortège à pied de la Porte de France, sous la Bastille. Des milliers de personnes ont battu le pavé, coiffées de casques et habillées avec des gilets jaunes ou oranges. Le parcours est passé par la préfecture où de la neige a été déversée, avant une arrivée devant l'Hôtel de Ville où le maire, Eric Piolle, les attendait


Pendant ce temps-là, les camions et engins, -près de 250-, ont été déviés, pour éviter le centre-ville, par le quartier de l'Ile Verte jusqu'à La Tronche/Meylan. Un défilé au rythme d'un concert de klaxons particulièrement bruyant. Ce cortège "roulant" a ensuite repris la route dans le sens inverse (Chambéry/Grenoble), escorté par des forces de l'ordre en nombre.  

Reportage d'Aurélie Massait, Joëlle Ceroni et Thao Huynh 
Intervenants : François Beriot, président de la Samse; Denis Cavat, patron de l'entreprise Glénat, maçonnerie-taille de pierre; Timothée Pestre, charpentier; Eric Piolle, maire de Grenoble (EELV)

Par précaution toutes les lignes de transports en commun avaient été suspendues sur le parcours de la manif. 

Inquiétudes profondes

"Les métiers du Bâtiment et des Travaux Publics sont dans une situation très difficile, en particulier en Isère, et perdent chaque semaine plusieurs dizaines d'emplois", expliquent les manifestants à tour de rôle. "Sur des dossiers majeurs, l'immobilisme dans l'agglomération grenobloise suscite des inquiétudes profondes auxquelles s'ajoutent désormais les préoccupations des baisses des dotations d'Etat", justifie-t-on dans le détail.