Fissures en stock: une maison inhabitable à Bellegarde-sur-Valserine

Une fissure avec vue sur l'extérieur ! / © Franck Grassaud
Une fissure avec vue sur l'extérieur ! / © Franck Grassaud

Acheter la maison de ses rêves et se retrouver avec une bâtisse pleine de fissures, c'est la mésaventure d'un couple de Bellegarde-sur-Valserine, dans l'Ain. Aujourd'hui, ils ont décidé de médiatiser leur histoire pour mettre en garde les futurs propriétaires contre les achats coup de coeur.

Par Franck Grassaud

En août 2010, Patrick et Virginie Bonnet ont acheté la maison de leur rêve, dans un lotissement, à l'entrée de Bellegarde. L'ancien propriétaire n'avait pas caché qu'un léger glissement de terrain, 7 ans plus tôt, avaient entraîné la naissance de fissures. Mais il assurait que d'importants travaux avaient été menés pour les limiter. Dans son argumentaire, l'agent immobilier indiquait donc qu'il ne restait que la façade à refaire.

Le couple a donc signé chez le notaire et accepté "le bien en l'état". 

15 jours après leur installation, ils ont entamé la dépose du placo dans la chambre du bas, et là ils ont découvert les premières fissures. Depuis, elles n'ont cessé de progresser, provoquant même des trous à certains endroits. Dans la chambre du bas, on voit aujourd'hui l'extérieur!

Reportage Franck Grassaud et Patrick Perrel

La famille s'est lancée dans une bataille juridique, mais elle a perdu, en janvier 2016. Le tribunal de Bourg-en-Bresse a estimé qu'ils avaient signé en connaissance de cause. Les Bonnet ont fait appel, poursuivant toujours l'ancien propriétaire et le maçon, en vain. Ils se pourvoient aujourd'hui en Cassation.  

Selon un spécialiste en structure "la maison est une ruine lente et elle ne peut plus être réparée au vu des dégâts". Entre la déconstruction, la reconstruction et la création d'un mur de soutènement... il y en aurait pour 600.000 euros aujourd'hui!

Les Bonnet ont déménagé il y a 9 mois, pour la sécurité de la famille et pour la santé de leur fils, atteint de mucoviscidose. Ils ont obtenu la suspension de leur crédit, mais en juin il va sûrement falloir le payer. Du coup, ils ne pourront régler leur location et envisagent d'aller vivre à côté de leur maison, dans un mobil-home. 

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