Oyonnax (Ain) : des scaphandriers nettoient les puits de captage d'eau potable

La descente du scaphandrier dans un puits d'eau potable. / © France 3
La descente du scaphandrier dans un puits d'eau potable. / © France 3

Dans l'Ain, le secteur d'Oyonnax est alimenté par 3 puits d'eau potable, qui font l'objet de toutes les attentions en ce mois de juillet. Des scaphandriers interviennent pour éviter l'ensablement des installations. Un travail... en profondeur.

Par Franck Grassaud

La rivière d'Ain coule à deux pas. Par capilarité, c'est elle qui alimente les puits de Matafelon-Granges. Ici commence l'histoire de l'eau potable du secteur d'Oyonnax. 35.000 habitants en bénéficient. C'est désormais Haut-Bugey Agglomération qui est en charge de cette compétence et lance de grands chantiers d'entretien.  

Depuis le début du mois de juillet, il a été décidé de nettoyer les 3 points de captage, afin d'éviter leur ensablement. Une opération réservée à des spécialistes en travaux subaquatiques. Des plongeurs capables de descendre dans un tube en béton où le fond est à 25 mètres sous terre.

Le scaphandrier reste généralement 1h50 sous l'eau, relié à une bonbonne d'air comprimé. Il est en contact sonore permanent avec deux collègues restés sur le plancher des vaches, en cas de coup dur. 

Son travail est exécuté dans le noir. A tâtons, il repère d'abord les barbacanes, ces tuyaux qui alimentent le puits, positionnés comme des niches dans un pigeonnier. Vient ensuite l'heure du nettoyage haute-pression. Le sable tombe en profondeur.  

Reportage Franck Grassaud et Maryne Zammit (images aquatiques SATIF)
Nettoyage des puits de captage d'eau potable
35.000 habitants de l'agglomération d'Oyonnax en dépendent. Les puits de captage d'eau sont actuellement vidés de leur sable. - France 3

Le plus dur, c'est la température. Malgré la protection, il faut pouvoir supporter une eau à 11 degrès. "On bouge beaucoup pour faire le boulot, donc ça passe. Mais dès qu'on remonte et qu'on marque le pallier durant une quinzaine de minutes, là c'est difficile à supporter", explique Amaury Girerd de la société SATIF

De drôles de travaux pratiqués par des professionnels étonnants, on ne s'improvise pas scaphandrier! 
 

On ne se lève pas un matin en se disant je vais faire ce travail, on pratique la plongée de loisir, et puis par passion on y arrive, explique Amaury. 

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