Allier - Lionèle Baroux, une triathlète jamais à bout de souffle

Depuis 6 ans, Lionèle Baroux s'est lancé dans le triathlon (nage, cyclisme et course). Devenue championne de France de triathlon longue distance catégorie 45-49 ans, elle enchaîne les Iron Man. La Machine, comme l'appelle sa famille, se lance cette fois-ci le défi de remporter celui d'Hawaï.

Elle a fini par se la faire graver sur l'épaule. Sa passion pour le triathlon résumée en une phrase au parfum exotique venue d'Hawaï, qui donne lorsqu'on la traduit : les yeux brillants d'étoile sur le chemin.

Depuis 2011, Lionèle Baroux voyage au long court, se lançant régulièrement à l'assaut du triathlon de l'extrême : l'Iron Man. L'homme d'acier qui existe aussi en modèle pour femmes.

"Mais moi je m'amuse, je prends beaucoup de plaisir !", affirme Lionèle Baroux en riant, "En fait, c'est très ludique. Au bout des 3,8 km/4 km de natation, on a envie de changer, donc on fait du vélo. Et au bout des 180, on a envie de changer donc on court."

On trouve fréquemment la famille Baroux dans en tenue de sport sur les petites routes de l'Allier : Lionèle, Dominique et leurs trois fils.

"On l'appelle La Machine parce qu'elle ne faiblit jamais. Du premier kilomètre en course à pied au dernier, du premier kilomètre en vélo au dernier, c'est toujours en intensité", raconte Dominique Baroux, triathlète et époux de Lionèle.

Intervenants : Florent Chabanne, maître-nageur; Lionèle Baroux, championne de France de triathlon longue distance catégorie 45-49 ans; Dominique Baroux, triathlète et époux de Lionèle ©France 3 Auvergne

Déjà 8 Iron Man


La Machine a commencé sa carrière amateur à l'âge ou certains s'arrêtent : la quarantaine.

La famille s'installe dans l'Allier. Les garçons découvrent une section triathlon au collège.
Les parents s'en mèlent donc. Monsieur qui nage mal veut se lancer et Madame a comme une révélation.

La famille, depuis ses débuts, totalise une quarantaine de triathlons classiques et 14 Iron Man dont huit pour Lionèle.

En 2012 elle se qualifie une première fois pour celui d'Hawaï, là où la discipline est née en 1978. Cette expérience elle voulait absolument la revivre. Pour obtenir le seul billet qualificatif dans sa catégorie des 45-49 ans, elle a disputé l'Iron Man de Nice en juillet dernier, a avalé les 3, 8 km de natation, les 180 kilomètres à vélo et le marathon en 11 heures et 13 minutes.

Elle est qualifiée pour le plus grand bonheur de tout un clan : "Il y a peu de couples et de familles complètes qui sont au triathlon ou dans le même sport et qui vivent la même passion, ensemble. C'est une chance je trouve."

Pour sa deuxième visite à Hawaï, Lionèle sera accompagnée uniquement des membres de l'équipe à laquelle elle appartient : le Team Argon 18. Exceptionnellement, toute la famille restera à la maison, en soutien de celle qui n'a jusqu'à présent jamais abandonné sur un seul triathlon.