Allier : on lui vole pour 40 000 euros de foie gras et de vins, un artisan témoigne

Dans la nuit du vendredi 20 au samedi 21 décembre, des voleurs ont dévalisé un producteur de foie gras de Charroux, dans l’Allier, dérobant foie gras et grands crus. Préjudice estimé : 40 000 euros.
 

Depuis le vol, les rayons de la boutique de Thierry Paris et sa femme, située à Charroux dans l'Allier, sont vides.
Depuis le vol, les rayons de la boutique de Thierry Paris et sa femme, située à Charroux dans l'Allier, sont vides. © Christian Lamorelle / France 3 Auvergne
Trois jours après le vol, Thierry Paris, artisan producteur de foie gras à Charroux dans l’Allier, a encore du mal à réaliser. Dans la nuit du vendredi 20 au samedi 21 décembre, des voleurs ont dévalisé sa boutique. Le commerçant raconte : « On a fait notre petite enquête de voisinage. Personne n’a rien entendu, sans doute à cause du vent cette nuit-là. Les voleurs ont forcé la porte et sont entrés. Ils se sont servis en foie gras : j’avais entre 200 et 300 bocaux et environ 35 kg de foie gras à la coupe au frigo. Ils ont également volé des grands crus : Gevrey-Chambertin, Château Margaux, Sancerre, et autres Côte-Rôtie ont disparu ».

On ne va pas laisser tomber nos clients comme ça

Pour Thierry Paris, le préjudice s’élève à environ 40 000 euros. Il souligne : « Dans notre malheur, il vaut mieux que ça tombe maintenant que le 1er décembre, où j’avais encore plus de stock. Le problème est que je ne peux honorer mes commandes de Noël. Je vais recommencer à fabriquer le 26 pour produire mes commandes du 31 décembre. On ne va pas laisser tomber nos clients comme ça ».

S’en prendre à des artisans comme nous ça fait mal

Depuis le vol, Thierry Paris a reçu de nombreux témoignages de soutien qui l’ont ému. Il explique : « On ne pensait pas être une cible. C’était loin de nos pensées. Surtout que nous sommes en plein centre du village, avec des voisins à côté. Nous sommes dans une des rues les plus fréquentées de Charroux. On est tout petit. Je fabrique et ma femme vend. S’en prendre à des artisans comme nous ça fait mal ». Mardi 24 décembre, Thierry Paris a rendez-vous à la gendarmerie de Chantelle afin de déposer plainte. Il promet : « On est abattus mais on va repartir. On va le faire pour nos clients ».
 
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