A Deux-Chaises, dans l’Allier, un éleveur milite pour donner une seconde vie à des poules pondeuses. Il propose ses poules à des particuliers, plutôt que de les destiner à l’abattoir.
La vie des poules n’est pas toujours facile, même pour celles qui sont élevées en semi-liberté dans l’herbe verte de l’Allier. A 13 mois, leur carrière de pondeuse prend fin. Elles sont alors soit reformées et abattues, soit vendues à des particuliers pour continuer à vivre. A Deux-Chaises, cela fait 4 ans que Tommy Poitevin, éleveur de poules pondeuses, ne se résout pas à laisser partir ses cheptels pour l'abattoir et les propose aux particuliers. Il explique : « C’est une façon pour nous de donner une deuxième vie aux poules. Ca permet de les faire vivre encore pendant quelques années. Ca permet de les faire vivre dans des petits poulaillers pour les particuliers et ça fait le bonheur des gens car elles sont super sympas. Elles font des œufs pendant encore plusieurs années ».
Une famille séduite
Cet argument a été bien reçu par la famille Roche. Elle a décidé d’a acheter 6 poules de réforme. Brigitte Roche souligne : « J’ai choisi des poules pour avoir des œufs et pour les déchets, comme les épluchures de pommes et de carottes. Ca évite d’avoir moins de poubelles. J’ai eu l’impression de faire une bonne action en prenant ces poules. C’est mieux d’éviter qu’elles ailles se faire trucider ».
Une initiative qui se développe
Tous les ans depuis son installation, l'éleveur vend ses poules : elles ont alors 13 mois, l'heure de la retraite ou de la réforme. La pratique n'est pas nouvelle mais se répand de plus en plus. Tommy Poitevin précise : « J’ai pas mal de coups de fils. J’espère que ça va porter ses fruits. J’ai commencé mon premier lot en 2017 et là c’est mon quatrième. Je ne suis pas un pionner mais j’ai des collègues qui ont des bâtiments depuis 35 ans et ils vendent leurs poules de réforme ainsi ». Les poules, vendues 2,50 euros pourront vivre jusqu'à une dizaine d'années. La vente des poules n'a lieu que le matin.