Allier : Montluçon, Gannat et Saint-Germain-des-Fossés sur le trajet d’une ligne de train Lyon-Bordeaux

Trois villes de l’Allier sont sur le trajet du projet de la nouvelle ligne de train reliant Lyon à Bordeaux : Montluçon, Gannat et Saint-Germain-des-Fossés. Le projet, lancé par la société coopérative Railcoop, devrait voir le jour en milieu d’année 2022.
Le projet de ligne ferroviaire reliant Lyon a Bordeaux desservira 3 villes de l'Allier : Montluçon, Gannat et Saint-Germain-des-Fossés.
Le projet de ligne ferroviaire reliant Lyon a Bordeaux desservira 3 villes de l'Allier : Montluçon, Gannat et Saint-Germain-des-Fossés. © JOEL SAGET / AFP

La société coopérative Railcoop a dévoilé le trajet exact de son projet de ligne de train reliant Lyon à Bordeaux. Trois villes de l’Allier ont été sélectionnées : Montluçon, Gannat et Saint-Germain-des-Fossés. « Ces villes, tout comme le reste des arrêts de la ligne, ont été choisies pour leur taille mais aussi pour leur potentiel de connexion, par exemple, pour permettre aux usagers de rallier Clermont-Ferrand ou Nevers via Montluçon. En tout, on compte sur la ligne prévue 291 connections avec des TER ou des autocars », affirme Alexandra Debaisieux, directrice générale déléguée de Railcoop. Ce projet entre dans le cadre de l'ouverture à la concurrence du rail, qui devrait avoir lieu en fin d'année 2020.

Onze gares desservies

Selon elle, le but de ce projet serait également de reconnecter les territoires et de refaire vivre cette ligne, stoppée par la SNCF depuis 2014. Cette liaison ferroviaire, qui devrait voir le jour en milieu d’année 2022, desservira les gares de Bordeaux, Libourne, Périgueux, Limoges, Saint-Sulpice-Laurière, Guéret, Gannat, Montluçon, Saint-Germain-des-Fossés, Roanne et Lyon, comme indiqué sur la carte ci-dessous.

Des passagers aux profils variés

Selon une étude de marché réalisée par le bureau d’études indépendant Systra, environ 690 000 voyageurs pourraient emprunter cette ligne chaque année : « Ce ne sera pas la même clientèle que celle qui prend le TGV et passe par Paris. Nous pensons récupérer des passagers qui prennent habituellement la voiture ou l’autocar : des familles, des étudiants, des touristes. Pour cela, nous prévoyons un wagon fourgon de 19 m² pour les bagages volumineux comme les planches de surf, les vélos ou les poussettes. Nous prévoyons également un espace business isolé avec une connexion WIFI », détaille Alexandra Debaisieux.

Un coût avantageux mais un trajet rallongé

Le coût d’un billet entre Lyon et Bordeaux sera d’environ 38 euros pour 6h27 de trajet, une durée plus longue que le TGV mais à un prix plus modéré. Pour ce qui est de la fréquence, 3 trains devraient circuler dans les 2 sens chaque jour, avec une capacité comprise entre 100 et 400 places. L’un partira en début de matinée, le deuxième en milieu d’après-midi et le dernier sera un train nocturne.

Des sociétaires recherchés

Si ce projet est en bonne voie, il manque malgré tout des financements à la société coopérative Railcoop. « Pour avoir notre licence d’opérateur ferroviaire, il faut 1,5 millions d’euros. Pour cela, nous recherchons à mobiliser de nouveau sociétaires : des entreprises, des personnes, des collectivités territoriales qui voudraient soutenir le projet. Nous sommes 700 sociétaires aujourd’hui et nous espérons être 3 000 à la fin de l’année », explique Alexandra Debaisieux. Si cette « ligne test » reliant Lyon et Bordeaux s’avère être un succès, d’autres liaisons pourraient être ouvertes par Railcoop.

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