Allier : dans son bar, il propose des cafés à emporter pour "retrouver du contact humain"

Fermé depuis mi-mars, un bar de quartier de Montluçon, dans l'Allier, a choisi de rouvrir pour proposer des cafés à emporter et…de la convivialité ! Une façon de renouer avec sa clientèle depuis le début du déconfinement.

Mercredi 13 mai, pas moins de trente clients ont répondu à son appel. Depuis lundi, jour du déconfinement, Jean-français Guillot a rouvert son bar Le Caravelle à Montluçon pour proposer des cafés…à emporter !
Mercredi 13 mai, pas moins de trente clients ont répondu à son appel. Depuis lundi, jour du déconfinement, Jean-français Guillot a rouvert son bar Le Caravelle à Montluçon pour proposer des cafés…à emporter ! © Jean-François Guillot
Il a le sourire de ceux qui retrouvent un peu espoir. Ce mercredi 13 mai, pas moins de trente clients ont répondu à son appel. Depuis lundi, jour du déconfinement, Jean-français Guillot a rouvert son bar Le Caravelle à Montluçon, dans l'Allier, pour proposer des cafés…à emporter ! "Les deux premiers jours, il n’y a pas eu grand monde, j’étais un peu découragé mais aujourd’hui, je suis beaucoup plus confiant ! Je me donne quinze jours pour voir si ça marche". Un café dans un gobelet en plastique, qui peut s’accompagner d’un croissant ou d’un pain au chocolat.
 

Un moyen de renouer avec ses habitudes

"C’est en découvrant à la télé que la vente à emporter se développait dans les grandes villes que je me suis dit que je ferais bien la même chose. Qu’est-ce que je risque de toute façon ? J’ai du temps à perdre et cela ne me coûte pas une fortune", confie-t-il. Pour le moment, il propose du café et rien d’autre. "L’alcool, ce serait compliqué. J’ai le droit d’ouvrir mais à condition que les gens ne stagnent pas devant le bar".  Ce qui serait très probablement le cas avec des verres d’alcool.
Le Caravelle est un petit bar installé quai Louis Blanc dans un quartier populaire de Montluçon et qui a ses fidèles. Pierre Gallot, client régulier, est passé dès 8h30 ce matin en allant faire des courses, trop heureux de renouer avec ses habitudes. "Le Caravelle est un bar de quartier au bon sens du terme, c’est presque un bar de village", témoigne-t-il. "Le café est presque anecdotique, j’aurais pu le boire chez moi. Ce que je voulais, c’était retrouver un moment de convivialité, du contact humain, même  si c’est juste quelques minutes le temps d’échanger deux-trois nouvelles. C’est ce qui m’a beaucoup manqué pendant ces cinquante-cinq jours de confinement".
 

Un café et un croissant

Jean-François Guillot a donc retrouvé rapidement ses fidèles mais de nouveaux clients aussi sont venus commander leur café-croissant ce matin: "Des voisins, des personnes âgées, avec qui on se dit bonjour régulièrement et qui ont voulu marqué le coup", raconte-t-il. Quelques inconnus encore, pour témoigner de leur solidarité avec la démarche du cafetier.
Jean-François Guillot l’assure, ce n’est pas spécialement pour gagner de l’argent qu’il s’est remis au travail, mais c’est surtout pour reprendre contact avec ses clients, "une grande famille où tout le monde se connaît".
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