Moulins : la CGT dénonce une "répression syndicale"

Plus d'une soixantaine de militants de la CGT se sont rassemblés devant la préfecture de Moulins ce jeudi 2 janvier. Ils souhaitaient interpeller la préfète de l'Allier sur la multiplication des convocations des militants et y voient une volonté d'intimidation.

Les militants CGT se sont rassemblés ce jeudi 2 janvier devant la préfecture de l'Allier pour dénoncer une "répression syndicale".
Les militants CGT se sont rassemblés ce jeudi 2 janvier devant la préfecture de l'Allier pour dénoncer une "répression syndicale". © S.Vinot / France 3 Auvergne
À Moulins, ils étaient plus d'une soixantaine de militants CGT à se rassembler devant la préfecture de l'Allier ce jeudi 2 janvier. Dans un contexte de mouvement social contre la réforme des retraites voulue par le gouvernement, le syndicat dénonce une multiplication des convocations des militants. " Depuis 2015, les convocations se multiplient. Il y en a eu une vingtaine, j'ai personnellement été convoqué une quinzaine de fois au commissariat ou à la gendarmerie, et trois devant les juges, pour des accusations d'actions illégales ou de manifestations non-déclarées", raconte Laurent Indrusiak, secrétaire général de la CGT de l'Allier.

"Ils essaient de faire des exemples"

Il l'affirme, la déclaration des manifestations est pourtant restée la même : les manifestations qui se déplacent sont toujours déclarées en préfecture, mais pas les rassemblements statiques. Les militants CGT sont selon lui plus concernés par ces convocations, Laurent Indrusiak y voit une stratégie gouvernementale : " J'ai l'impression qu'ils essaient de faire des exemples, d'intimider les militants pour casser le mouvement de contestation." Laurent Indrusiak repassera devant la justice le 14 janvier, pour des faits d'entrave à la liberté de circulation, d'entrave à la liberté du travail et de dégradation de biens publics lors d'un blocage à Montmarault, et pour manifestation non déclarée pour trois autres rassemblements.

Les syndicalistes reçus par la préfète

Le syndicat a été reçu par la préfète de l'Allier Marie-Françoise Lecaillon. "On a été écoutés et on espère avoir été entendus, elle n'est pas dans une vision figée mais elle a quand même rappelé sa volonté d'être informée lors de chaque rassemblement pour adapter un dispositif policier", relate Laurent Indrusiak. Ces convocations ayant lieu sur le bassin de Montluçon, la préfète a affirmé vouloir rencontrer le nouveau commissaire de police de la ville après son arrivée le 6 janvier prochain.
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