Quand Claude Malhuret, sénateur de l’Allier, s’en prend aux « leaders de pacotille » des anti-vax et des anti-pass

Jeudi 9 septembre, Claude Malhuret, sénateur de l’Allier, s’est exprimé au Palais du Luxembourg, lors de l'examen du projet de loi autorisant la prorogation de l'état d'urgence sanitaire dans les Outre-mer. Dans son discours, il n' a pas épargné les leaders des anti-pass sanitaire et des anti-vax.
Jeudi 9 septembre, Claude Malhuret, sénateur de l'Allier, a pris la parole au Sénat.
Jeudi 9 septembre, Claude Malhuret, sénateur de l'Allier, a pris la parole au Sénat. © MARTIN BUREAU / AFP

C’est une prise de parole qui est désormais guettée et largement commentée sur les réseaux sociaux. Jeudi 9 septembre, Claude Malhuret, sénateur de l’Allier et président du Groupe Les Indépendants, s’est exprimé devant les élus dans le cadre de l'examen du projet de loi autorisant la prorogation de l'état d'urgence sanitaire dans les Outre-mer. Une fois de plus, le médecin et ancien maire de Vichy a prononcé un discours remarqué, faisant usage de l’art oratoire pour s’en prendre aux anti-vax et aux anti-pass sanitaire. Il commence par exprimer sa solidarité envers les compatriotes d’Outre-mer frappés par le virus du COVID.

Des cortèges de pigeons menés par des ânes

Mais très vite, il décoche ses flèches : « S’il fallait une preuve de ce que les scientifiques répètent depuis des mois, que le vaccin pour tous est la seule chance de vaincre le virus, eh bien cette preuve nous l’avons sous les yeux de la manière la plus éclatante, et malheureusement la plus triste, qui soit. Cette preuve vient accabler, démasquer et dénoncer ceux qui depuis des mois tentent de discréditer le vaccin, d’effrayer les Français et de répandre leurs bobards sur des réseaux antisociaux devenus le fort Chabrol des agités du bocal, et dans des cortèges de pigeons menés par des ânes, ces politiciens des deux extrêmes dont les sermons vaccino-sceptiques ne sont que le moyen d’atteindre l’objectif qui les obsède : foutre en l’air le système. Heureusement, comme dit le proverbe, le trot de l’âne ne dure pas longtemps ».
 

Les Camille Desmoulins des boulevards de la démagogie

L’ancien président de Médecins sans frontières, très en verve, poursuit alors : « Après avoir jeté le soupçon sur le vaccin, forcé les autorités sanitaires à avancer à pas comptés et tenté de vider les vaccinodromes par la désinformation, ils sont aujourd’hui pris à leur propre piège. Alors que les résistants d’opérette votaient avec leurs pieds, tous les autres Français ont voté avec leur cervelle en se faisant vacciner. Les Camille Desmoulins des boulevards de la démagogie avaient battu le rappel des anti-vax, des antisystèmes, des anti Macron, des antisémites et surtout des antitout. Les sondages leur révélant que même leurs propres sympathisants se partagent désormais entre anti-vax et vaccinés, ils tentent de sortir de la nasse en se mêlant au mouvement des anti-pass : je suis anti-pass, donc je ne suis pas vraiment anti-vax, je suis anti-pass donc je ne suis pas vraiment pro-vax non plus ».
 

Ils ne savent même pas localiser leur vésicule biliaire mais ils ont un avis tranché sur l’ARN messager et l’hydroxychloroquine

L’ancien  secrétaire d'État chargé des Droits de l'homme du gouvernement Chirac, souligne : « Aujourd’hui les cortèges ont fondu et les Français ont bien compris que la seule liberté que défendent ces leaders de pacotille qui crient à la dictature en France tout en admirant Poutine et Maduro, est la liberté de mettre en danger la vie d’autrui au nom de théories qui tiennent plus du champignon hallucinogène que de la science, et de certitudes acquises à l’université Facebook, section fake news, ils ne savent même pas localiser leur vésicule biliaire mais ils ont un avis tranché sur l’ARN messager et l’hydroxychloroquine ».

En conclusion, le médecin a appelé à voter le projet de loi. Après l’Assemblée nationale, les sénateurs ont finalement voté la prorogation, jusqu’au 15 novembre, de l’état d’urgence sanitaire dans la grande majorité des territoires ultramarins. Le texte a ainsi été définitivement adopté.

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