Vichy : pourquoi des personnels de santé ont manifesté devant l'hôpital

Lundi 1er mars, environ 250 personnes ont manifesté devant l’hôpital de Vichy dans l’Allier, à l’appel de l’intersyndicale FO, CGT et UNSA. Elles réclament plus de moyens alors que, selon elles, 100 postes auraient été supprimés en 4 ans, pour toutes les catégories de personnel.

Lundi 1er mars, environ 250 manifestants se sont rassemblés devant le centre hospitalier de Vichy, dans l'Allier.
Lundi 1er mars, environ 250 manifestants se sont rassemblés devant le centre hospitalier de Vichy, dans l'Allier. © Pascal Franco / FTV

Lundi 1er mars, à l’appel de l’intersyndicale FO, CGT et UNSA, environ 250 personnes se sont donné rendez-vous depuis le milieu de matinée sur le parvis de l’hôpital de Vichy dans l'Allier. Cette manifestation coïncide avec la venue à Vichy de Jean-Yves Grall, directeur de l’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes. Il devrait annoncer le déblocage de 150 millions d’euros pour la structure. Un plan d’investissement jugé insuffisant par les organisations syndicales. Cette mobilisation a lieu afin d’exiger plus de moyens de la part de la direction du centre hospitalier.
 

Depuis 4 ans, nous subissons une politique d’austérité

Pascal Devos, secrétaire général CGT de l’hôpital, explique : « Nous sommes là pour exprimer notre mécontentement. Depuis 4 ans, nous subissons une politique d’austérité. Nous avons perdu 100 postes en l’espace de 4 ans, avec des emplois non remplacés, des fins de contrat, pour toutes les catégories de personnel. Nous exigeons l’embauche de 100 personnes. C’est maintenant que nous avons besoin de renforts de personnel. Jusque-là, la direction a géré l’hôpital comme une entreprise, au mépris des patients et des agents ». Les organisations syndicales dénoncent une gestion « purement comptable » de l’établissement.

Un plan d'investissement de 150 millions d'euros

Pascal Devos ajoute : « On manque d’investissements, le matériel a besoin d’être changé, rénové. Au lieu de ça, on subit une cure d’austérité. La direction est sourde. Notre ras-le-bol ne date pas d’hier et la pandémie vient nous rajouter des problèmes. On ne peut pas mépriser plus longtemps le personnel. Il y a des conséquences sur la vie familiale. Le personnel est appelé sur ses jours de congés. Cela conduit à une perte d’attractivité de l’hôpital ». Concernant le plan d’investissement de 150 millions d’euros, les syndicats dénoncent « l’absence d’avant-projet approfondi et d’étude de marché ». Selon les organisations syndicales, l’hôpital compte 1 600 salariés, hors médecins. Une rencontre avec le directeur de l’ARS devrait avoir lieu dans la journée. Sollicitée, la direction de l'hôpital ne s'exprimera pas avant mecredi 3 mars.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
manifestation économie social santé société