Vichy rend hommage aux 80 parlementaires qui ont dit "non" à Pétain

À l’occasion de l’hommage rendu aux 80 parlementaires français qui ont refusé les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940, le président du Sénat, Gérard Larcher était à Vichy vendredi 10 juillet. 

À l’occasion de l’hommage rendu aux 80 parlementaires français qui ont refusé les pleins pouvoirs au maréchal Philippe Pétain le 10 juillet 1940, le président du Sénat, Gérard Larcher était à Vichy dans l'Allier, vendredi 10 juillet. Le moment idéal pour rappeler l’importance du devoir de mémoire.
À l’occasion de l’hommage rendu aux 80 parlementaires français qui ont refusé les pleins pouvoirs au maréchal Philippe Pétain le 10 juillet 1940, le président du Sénat, Gérard Larcher était à Vichy dans l'Allier, vendredi 10 juillet. Le moment idéal pour rappeler l’importance du devoir de mémoire. © J. Doumeng / FTV
Sur les murs de l'opéra, 80 noms de députés et sénateurs. Le 10 juillet 1940, ils ont ici refusé de confier les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain.
Le général de Gaulle dira d'eux qu'ils étaient les premiers résistants. Bien trop minoritaires, pour empêcher un régime nationaliste, autoritaire, collaborateur de s'installer. 80 ans plus tard, la ville porte comme un fardeau le poids de cette histoire.
Vendredi 10 juillet, Vichy rend hommage à ces parlementaires. 
 

« La France est dans le déni »

Une cérémonie commémorative organisée dans l’opéra de la ville en présence du président du Sénat, Gérard Larcher (LR). En 2019, c’était son homologue de l’Assemblée nationale qui avait fait le déplacement, Richard Ferrand. 
C’est aussi l’occasion de continuer le combat pour redorer l’image de Vichy. Pour son maire, Frédéric Aguilera (LR), c’est essentiel. « L’histoire est l’histoire. Et le gouvernement de 40-44 était à Vichy, la ville ne doit pas être dans le déni, elle doit accepter cette part d’histoire sombre. Mais mon problème, c’est que la France, elle, est dans le déni. La France se sert de Vichy comme victime expiatoire, c’est-à-dire que le gouvernement du Maréchal Pétain, c’était Vichy, ce n’était pas la France. C’est une erreur en termes de devoir de mémoire »
   

« La dimension politique, c'est celle qui permet de reconstruire des vérités »

Un combat que soutient le président du Sénat. Dans son discours, il s’engage « Notamment avec les archives qui ont commencé un travail historique mais aussi politique. La mémoire historique est une chose, la dimension politique, c’est celle qui permet de reconstruire des vérités, la vérité et la nécessaire cohésion »

Il continue « Vichy la thermale, la sportive, terre de jeu. Vichy rime aussi avec la liberté. La liberté, c’est ce que défendirent ici même dans cet opéra, 80 ans jour pour jour, 23 sénateurs et 57 députés qui refusèrent de donner les pleins pouvoirs à Philippe Pétain »
 
 

Le raccourci « Régime de Vichy » doit être banni

Au-delà d’un travail avec le service des archives du Sénat, Gérard Larcher s’engage à ce qu’un travail sur la terminologie soit fait, qu’il considère trop « stigmatisante pour la ville de Vichy et ses habitants »« Ce ne sera peut-être pas suffisant, il faudra sûrement que le président de la République vienne le dire ici comme l’avait fait Jacques Chirac sur le drame de la Shoah. Il faudra un acte solennel », ajoute le président du Sénat. 

Pour le maire de Vichy, le raccourci « Régime de Vichy » pour évoquer, le gouvernement de l'Etat Français entre 1940 et 1944, doit être banni. Un grand pas historique sera alors franchi. 
 
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