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Après les déclarations du PDG de STMicroelectronics, les syndicats inquiets à Grenoble et Crolles, en Isère

ARCHIVES - site de Crolles / © France 3 Alpes
ARCHIVES - site de Crolles / © France 3 Alpes

Les syndicats CFE-CGC et CGT de STMicroelectronics ont interpellé, ce mercredi 13 mai, l'État actionnaire, s'inquiétant pour la survie de la division numérique du fabricant de semi-conducteur après des déclarations de leur PDG.

Par AFP

"Le statu quo n'est plus tenable (pour la division DPG, produits numériques), ces pertes sont inacceptables. Le problème doit être réglé et nous étudions toutes les options", a déclaré Carlo Bozotti, mardi, lors d'une rencontre avec des investisseurs à Londres.

Pour la CGT, deuxième syndicat de l'entreprise, ces déclarations constituent "une menace directe pour les salariés de DPG", soit "2.500 salariés dans le monde, dont 1.500 en France" notamment à Grenoble, Crolles et au Mans.

Le syndicat redoute une nouvelle restructuration alors que le plan de départs volontaires annoncé à l'automne "n'est même pas terminé", écrit-il dans un communiqué. "Cette déclaration est très forte. Mais on ne sait pas ce qu'ils vont faire. Est-ce un test? Est-ce qu'ils vont convoquer rapidement les représentants du personnel?" s'interroge Marc Leroux, délégué CGT.

C'est l'indépendance technologique de la France et de l'Europe qui est menacée"


Alors que le PDG est resté silencieux sur les diverses "options" possibles (vente, coentreprise, restructuration, reconversion...), la CGT appelle le gouvernement à "bloquer les mauvais projets mijotés par le PDG", mais aussi à "un renversement complet de stratégie" et à "un changement de l'équipe dirigeante". "En plus de l'impact social que pourrait engendrer la décision de 'régler' le problème des pertes financières, c'est l'indépendance technologique de la France et de l'Europe qui est menacée", estime de son côté la CFE-CGC, premier syndicat. "Une vision stratégique globale et engageante de STMicroelectronics n'est pas une option, la survie de l'entreprise en dépend", ajoute-t-il.

Comme la CGT, le syndicat des cadres "en appelle à l'État actionnaire sur le manque chronique de stratégie" de l'équipe dirigeante.

L'État français possède environ 12% du capital du groupe, comme le gouvernement italien, selon la CFE-CGC. Revenu dans le vert en 2014, le fabricant a enregistré au premier trimestre 2015 une perte nette de 22 millions de dollars. Anticipant un ralentissement de son activité numérique, STMicroelectronics a lancé fin 2014 un plan d'économies de 100 millions de dollars prévoyant la suppression de 450 postes dans le monde (dont 150 en France) via un plan de départs volontaires.

STMicroelectronics emploie 43.600 personnes dans le monde, selon son site internet, dont 10.000 à 12.000 en France, selon les syndicats.

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