Annonay - Le retour aux sources du chorégraphe Abou Lagraa

Le danseur et chorégraphe de renommée internationale Abou Lagraa est originaire D'Annonay, en Ardèche. L'enfant du pays a choisi de revenir chez lui pour créer un lieu totalement dédié à la danse contemporaine. 

La Chapelle Sainte Marie d'Annonay devient un temple de la danse contemporaine...
La Chapelle Sainte Marie d'Annonay devient un temple de la danse contemporaine... © France 3 RA
Abou Lagraa, chorégraphe né en Ardèche, a décidé de reprendre racine à Annonay et de créer un lien fort avec le public régional. Après des années de tournées et de résidences, le danseur prodige a fait son retour dans sa ville natale. Abou Lagraa est devenu directeur artistiques d'un lieu consacré à la danse contemporaine: La chapelle Sainte Marie d'Annonay a été transformée en résidence chorégraphique.
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Avec sa femme, Abou Lagraa a investi cette ancienne chapelle désacralisée.  C'est aujourd'hui l'aboutissement de 20 ans de carrière et d'un long parcours artistique pour Abou Lagraa, fils d'immigrés algériens et enfant du quartier populaire de La Praz. Son parcours l'a conduit dans le monde entier mais à chaque création, Abou Lagraa est toujours revenu à Annonay.

Cette ville m'a vu partir, réussir. En fait j'apporte ma réussite ici, et j'espère faire réussir cette ville aussi," résume le chorégraphe.


Des compagnies du monde entier sont attendues en résidence à Annonay. La première vient du Luxembourg. Son thème: les objets du quotidien. Pendant deux mois, cinq danseurs et deux chorégraphes vont chercher de l'inspiration dans cette architecture du 17e siècle. Tous sont également accueillis dans des appartements du centre-ville. 
La Chapelle Sainte Marie d'Annonay devient un temple de la danse contemporaine
La Chapelle Sainte Marie d'Annonay devient un temple de la danse contemporaine © France 3 RA

Abou Lagraa veut aussi faire danser autour de lui et générer des rencontres : La chapelle accueillera des ateliers réguliers avec les habitants d'Annonay. Des projets au contact du public. Chaque mois des répétitions seront donc ouvertes aux particuliers pour échanger avec les chorégraphes. 

Il faut d'abord que ce projet profite aux habitants d'Annonay, explique Nawal Lagraa, co-fondatrice de la compagnie La Baraka. On a donc pensé des actions qui touchent un large public.


Abou Lagraa dispose d'un outil inédit dans ville natale avec l'espoir de susciter des vocations. 950 000 euros ont été investis par l'Etat, la région et la commune de 15 000 habitants, dans ce centre chorégraphique.



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