Deux hommes condamnés à un an de prison ferme après les affrontements du Pouzin (Ardèche)

Deux hommes arrêtés en marge d'une manifestation des gilets jaunes ce week-end au Pouzin (Ardèche) ont été condamnés mardi à 18 mois de prison dont 6 mois avec sursis par le tribunal correctionnel de Privas. 23 gendarmes drômois et ardéchois ont été blessés dans les échauffourées du 1er décembre.  
Les affrontements avec les forces de l'ordre ont été particulièrement violents au Pouzin (Ardèche)
Les affrontements avec les forces de l'ordre ont été particulièrement violents au Pouzin (Ardèche) © Stéphane Marc/ Max PPP
Deux hommes, arrêtés en marge d'une manifestation des gilets jaunes le 1er décembre au Pouzin (Ardèche), comparaissaient mardi, pour violences aggravées, devant le tribunal correctionnel de Privas (Ardèche). Originaires du Pouzin et de Valence, ils avaient été arrêtés après des affrontements violents avec les forces de l'ordre et placés en garde à vue. Ils ont été condamnés à 18 mois de prison dont 6 mois avec sursis avec mise à l'épreuve.

Nos confrères du Dauphiné expliquent que les deux prévenus étaient poursuivis pour avoir lancé des projectiles sur les forces de l'ordre. Ils ont nié avoir participé aux échauffourées. Ils sont ressortis libres avec interdiction de résider en Ardèche.       

La préfecture de l'Ardèche avait évoqué lundi  "un basculement" du mouvement : "Le mouvement des gilets jaunes a démarré au rond point de la Rotonde dans une ambiance relativement calme (...) En fin de journée, le mouvement a pris un caractère plus radical avec l'arrivée d'individus armés. Les premières attaques contre les gendarmes se sont enchaînées, de manière de plus en plus violente et incontrôlée. Des individus armés de baseball, de masses, de pierres s'en sont alors pris aux forces de l'ordre" . 

Officiellement, 23 gendarmes ardéchois et drômois ont été blessés dans ces affrontements. Et 37 pompiers ont été mobilisés pour éteindre les incendies et porter assistance aux blessés. 
 

Une flambée de violence d'une ampleur inédite dans cette partie de la région . La préfecture dit "mobiliser tous les moyens nécessaires et prendre tout le temps qu'il faudra pour apaiser la situation et prévenir tout nouvel incident".                           
            
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