Tour de France : Privas, une ville-étape frustrée pour cause de coronavirus

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Michel Valla, maire de Privas, en Ardèche, était l'invité du 12/13 de France 3 Rhône-Alpes, ce mercredi. Il a exprimé sa déception face au protocole sanitaire très restrictif imposé par la préfecture, à l'occasion de l'arrivée de la 5è étape du Tour de France. La fête est un peu gâchée.

Le Tour de France arrive ce mercredi en Auvergne-Rhône-Alpes. Une région particulièrement gâtée, cette année, avec un total de neuf étapes. Celle du jour, la cinquième, emmène les coureurs de Gap, la capitale des Hautes-Alpes, jusqu'à Privas. Michel Valla, le maire de la préfecture d'Ardèche, en attend beaucoup, malgré la pandémie et ses restrictions.

C'est vers 17h30 que Privas pourra applaudir le vainqueur de cette étape de sprinter : 183 km, en passant par Montélimar, dans la Drôme. Mais sur le parcours, comme en centre-ville, les conditions sanitaires sont très sévères : pas plus de 3500 personnes, impossibilité d'approcher les coureurs, masque obligatoire avec contrôles à la clé...
 
Pour le maire de Privas, le coup est un peu dur : «Le premier choc, pour nous, a été le report de cette étape du tour de France du 1er juillet au 2 septembre, crise sanitaire oblige… Puis on a eu toute une série d’instructions qui ont été tellement contraignantes qu’on a dû annuler un certain nombre d’animations. Notamment des concerts et la Fête du Tour, une fête populaire qui devait avoir lieu dimanche.»

On investit pour l’avenir

Grands perdants, pour l'édile : les associations qui ne peuvent pas participer autant qu’elles l’auraient souhaité. Elles se retrouvent notamment privées des buvettes qui alimentent souvent leurs trésoreries. Même chose pour les commerçants, qui ont dû limiter leurs espaces et leurs animations.

«C’est très frustrant d’avoir à organiser une étape du Tour de France dans ces conditions», ajoute Michel Valla. Mais il fait contre mauvaise fortune bon coeur : «malgré tout, l’enthousiasme est présent, les bénévoles sont là, le public est là… Sous le soleil, Privas va accueillir le maillot jaune, donc on investit pour l’avenir !» 

Il s'agit d'un investissement au sens propre : être ville d'arrivée du Tour de France, cela coûte 110 000 euros et une commune en attend des retombées économiques... Cette année, les retombées directes seront plus faibles qu'à l'accoutumée. En termes de notoriété, en revanche, pas d'effet Covid : le Tour de France est toujours aussi suivi à la télévision.
 

Le peintre ardéchois Jean-Marc Chamard a choisi de célébrer à sa manière le passage du Tour de France à Privas. ​​​​​​​Il a peint 9 girafes, toutes plus curieuses les unes que les autres, réparties sur 2 œuvres qui sont exposées dans la ville. Il lui a fallu près de 4 mois de travail et 900 000 coups de pinceau pour obtenir ce résultat, bluffant de réalisme et d’originalité. Ces 2 oeuvres seront reproduites sur des affiches, mises en vente auprès du grand public et l’intégralité des bénéfices reversée aux sinistrés du tremblement de terre du Teil.